Joe Biden : de nouveaux lapsus assombrissent sa conférence de presse

Illustration. Micros et conférence de presse. ADN
Lors d'une conférence de presse ce jeudi, Joe Biden a connu une journée difficile, caractérisée par des lapsus marquants qui ont semé le doute sur sa volonté de briguer un second mandat.
TL;DR
- Joe Biden défend sa candidature malgré des erreurs lors d’une conférence de presse.
- De nombreux démocrates doutent de la viabilité de sa candidature.
- Biden souligne son aptitude à gérer les affaires internationales.
Avec une grande détermination, malgré des signes d’hésitation et quelques faux pas, l’actuel président américain, Joe Biden, a assuré lors d’une conférence de presse marquant le 75e anniversaire de l’Otan à Washington, qu’il ne comptait pas se retirer de la course à la présidence.
Lundi dernier, lors du sommet de l’OTAN à Washington, une remarque du président américain Joe Biden a suscité de vives réactions. En effet, alors qu’il s’apprêtait à accueillir sur scène le président ukrainien Volodymyr Zelensky, il l’a accidentellement présenté comme le « président Poutine ». Cette gaffe, révélée dans un contexte de tensions internationales déjà fortes, s’est répandue comme une trainée de poudre.
Une candidature contestée
Le président, soumis à la pression de plusieurs de ses partisans pour mettre fin à sa candidature en raison de son état de santé, est apparu combatif. Le 27 juin, lors d’un débat jugé « calamiteux », Biden avait donné l’image d’une personne épuisée et confuse. Face à ces critiques, le président s’est voulu rassurant et a tenté de redéfinir le terrain de ses compétences : la politique étrangère et sa capacité à assumer un second mandat.
🇺🇸 Joe Biden, qui joue désormais sa survie politique à chaque apparition publique, a fait jeudi une gaffe monumentale, annonçant le "président Poutine" alors qu'il accueillait le chef d'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky lors du sommet de l'Otan #AFPVertical ⤵️ pic.twitter.com/riTtTt3RaZ
— Agence France-Presse (@afpfr) July 12, 2024
Un message de fermeté
Durant une heure, il a démontré sa compréhension des enjeux internationaux. « Je suis déterminé à me présenter », a déclaré Biden, insistant sur le fait qu’il est la personne la plus qualifiée pour le poste. Il a également admis que la charge de la présidence était difficile, mais a nié certaines rumeurs, comme le fait qu’il devait être couché de bonne heure.
Scepticisme persistant
Cependant, malgré ses efforts, nombreux sont les démocrates qui doutent de la viabilité de la candidature de Biden. Plusieurs d’entre eux ont publiquement appelé le président à se retirer.
D’après le New York Times, des sondages ont été discrètement lancés pour évaluer les chances de la vice-présidente Kamala Harris face à Trump.
Des intentions claires
Farouchement, Biden a réaffirmé son désir de « terminer le travail » engagé en 2020 et sa capacité à « gérer » les présidents chinois et russe. Durant son discours, Biden a fourni des réponses détaillées sur divers sujets de politique étrangère, notamment sur les relations entre la Chine et la Russie et la situation en Ukraine. Il a également défendu la capacité de sa vice-présidente Kamala Harris à assumer les fonctions de présidente, tout en admettant quelques lapsus.
Tout en acceptant de ménager sa santé, Biden persiste, déclarant sa capacité à remplir les rôles de la présidence et à mener à bien ses politiques étrangères. Cependant, les doutes de son propre clan et un écho défavorable dans les médias pourraient compliquer la tâche pour le président sortant.