Intoxiquée par des huîtres, une Américaine perd la vie en quelques jours
La bactérie responsable de l’infection est de plus en plus présente dans les fruits de mer à cause du réchauffement des eaux du globe.
Les fêtes de fin d’année sont désormais terminées et les bons petits plats traditionnels des réveillons ne sont désormais plus qu’un joli souvenir. Bien entendu comme chaque année, les huîtres ont tenu une place importante sur nos tables. Ce que l’on ne sait pas forcément, c’est que ces dernières peuvent être porteuses de bactéries appelées vibrions potentiellement mortelles pour l’homme.
Une Américaine l’a appris à ses dépens en perdant la vie seulement 21 jours après avoir consommé des huîtres intoxiquées.
La bactérie mangeuse de chair
Cette histoire tragique a été rapportée par la chaîne locale américaine KTLA5. Jeannette LeBlanc, une Américaine de 55 ans originaire du Texas, passait ses vacances en Louisiane où elle a décidé de consommer des huîtres crues avec des amis.
Texas Woman Dies From Flesh-Eating Bacteria After Eating Raw Oysters, Prompting Warning From Family and Friends https://t.co/0ptCJshBdF pic.twitter.com/t6Qgqfo5xA
— KTLA 5 Morning News (@KTLAMorningNews) January 9, 2018
Mais à peine 2 jours plus tard, Jeannette commence à ressentir les premiers symptômes de l’infection. Très vite, son état s’aggrave et elle tombe en détresse respiratoire. Des plaques rouges apparaissent également sur son corps. Suspectant tout d’abord une réaction allergique, Jeannette décide finalement de consulter un médecin. Le verdict tombe, la patiente est atteinte d’une infection provoquée par le vibrion dont l’une des variantes, le vibrio vulnificus, est également appelée la bactérie mangeuse de chair.
Le réchauffement climatique accroît le phénomène
Malheureusement, l’infection est si fulgurante que Jeannette LeBlanc perdra la vie 21 jours plus tard sans que les médecins ne parviennent à endiguer la progression de la bactérie.
Depuis 2013, les infections provoquées par des vibrions ne cessent d’augmenter, en particulier aux États-Unis. Les eaux « chaudes » (au-dessus des 15 °C) sont le terrain idéal pour la bactérie qui s’installe dans les fruits de mer, les mollusques et certains poissons. La France n’échappe pas à la règle selon le CNRS qui indique que les vibrions devraient continuer à proliférer cause du réchauffement climatique.
Pour écarter tous risques de contamination, les autorités sanitaires préconisent de toujours faire bouillir les aliments sensibles et de bien se laver les mains après avoir manipulé ce type de produit. Une précaution d’autant plus essentielle qu’aucun indice ne peut trahir la présence de la bactérie. Les personnes qui portent des plaies ouvertes sont également invitées à éviter toute baignade dans une eau saumâtre.