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Indre-et-Loire : 30 ans de prison pour avoir tué sa petite-fille de 6 mois

Faits Divers > Justice > Indre-et-Loire
Par Gael Brulin,  publié le 31 janvier 2019 à 9h15, modifié le 31 janvier 2019 à 9h15.

Mercredi, la cour d'assises d'Indre-et-Loire a condamné une femme de 56 ans à 30 ans de réclusion pour avoir tué, en avril 2015, sa petite-fille de 6 mois dont elle avait la garde.

C’était le 20 avril 2015. Manon, alors âgée de 6 mois, avait été asphyxiée, assommée et poignardée. Son corps sans vie portait la marque de 32 coups de couteau. La principale suspecte dans cette affaire apparaissait la grand-mère de l’enfant, Sylvie J., qui en avait la garde ce jour-là.

Une femme qui était dépressive mais que la fille voulait « aider et responsabiliser » en lui demandant de s’occuper de son enfant pour la première fois. Citée par BMFTV.COM, la prévenue a évoqué devant la cour un coup de sang de sa part : « J’étais pas moi […] Manon je l’aimais« .

30 ans pour avoir tué sa petite-fille : la prévenue ne fera pas appel

La quinquagénaire a démenti avoir eu des pensées laissant présager de son passage à l’acte. Pour expliquer ce dernier, tout juste peut-on s’appuyer sur la dépression dont elle souffrait et qui ne semblait pas avoir été traitée.

Après les faits, la femme avait été internée en hôpital psychiatrique où elle était restée un certain temps. À l’heure actuelle, il lui arrive encore d’y séjourner. Mercredi, après lui avoir reconnu une altération du discernement lors des faits, et donc écarté une abolition qui aurait pu la rendre pénalement irresponsable, la cour d’assises d’Indre-et-Loire a condamné l’accusée à 30 ans d’emprisonnement. Me Laëtitia Da Silva, avocate de la défense, a indiqué que sa cliente « acceptait cette décision », qui s’est concentrée sur « la gravité des actes », et qu’elle ne prévoyait pas d’en faire appel.

Un acte « rarissime »

Selon Roland Coutanceau, expert psychiatre interrogé en vidéoconférence, l’acte de cette aide-soignante reste « rarissime ». Et alors que la question avait été débattue durant les deux jours où la cour siégeait à Tours, la teneur du geste n’est pas apparue beaucoup plus claire depuis.

Le Récap
  • 30 ans pour avoir tué sa petite-fille : la prévenue ne fera pas appel
  • Un acte « rarissime »
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