Indochine : Nicolas Sirkis assume son « Je ne rejouerai jamais au Bataclan »
Le leadeur du groupe qui publie un nouvel album a confié au Parisien qu'il jugeait "ignoble" la réouverture de la salle de spectacles.
Dans son édition de jeudi, Le Parisien recevait le leadeur d’Indochine pour une entrevue autour de la sortie du dernier album du groupe français, intitulé 13.
Mais ce sont des propos sur le Bataclan qui ont quelque peu éclipsé ce qui s’annonçait comme une interview promotionnelle classique.
Nicolas Sirkis : « J’ai trouvé ça ignoble de rouvrir cette salle »
Au journaliste Emmanuel Marolle qui l’interroge sur son souhait de remonter sur la scène du Bataclan, le chanteur de 58 ans répond : « Non. Jamais. Et même pas assister à un concert. On n’est pas beaucoup à le dire. J’ai trouvé ça ignoble de rouvrir cette salle ».
Et il ajoute : « On a perdu des gens que l’on connaissait là-bas. Je suis pour en faire un sanctuaire, un monument. Quelques jours après, il y a eu un lobbying des producteurs de spectacles tous réunis en conférence de presse alors qu’ils se détestent tous. Mais là, ils étaient unis pour dire : ‘Il faut que l’Etat nous aide.’ J’ai trouvé ça abject », conclut-il à ce sujet.
Propos confirmés sur Europe1
Invité vendredi matin d’Europe1, il est revenu sur ses propos de la veille. Et ne les a pas édulcorés : « J’ai joué deux ou trois fois au Bataclan, mais je ne me sens pas de rejouer dans cette salle, ni de revoir un concert là-bas. Je n’ai aucune légitimité à le dire, si ce n’est mon opinion et je l’assume. Je ne suis pas en adéquation avec le fait de jouer dans cette salle. Je trouve cela délicat par rapport aux événements qui s’y sont passés », explique-t-il.
Avant de regretter « que les propos que (j’ai) tenus deviennent un titre leitmotiv ».