Hollywood néglige les westerns méconnus d’un maître de la fantasy pourtant légendaire

Image d'illustration. Conan le Barbare. Universal Pictures / PR-ADN
Les créations de Robert E. Howard offrent un potentiel immense encore peu adapté à l’écran.
Tl;dr
- Robert E. Howard, créateur de Conan the Barbarian, a produit une œuvre très variée allant bien au-delà de la fantasy, incluant westerns, horreur, polars et récits d’aventure.
- Malgré quelques adaptations autour de Conan et de rares projets comme Kull the Conqueror ou Solomon Kane, la majorité de ses autres créations est restée largement inexploitée par Hollywood.
- Son catalogue riche et tombé en partie dans le domaine public représente pourtant un potentiel important pour renouveler les genres cinématographiques, encore sous-exploité aujourd’hui.
Un auteur aux multiples facettes
Si le nom de Robert E. Howard évoque instantanément celui du célèbre barbare Conan, bien peu de gens connaissent l’ampleur de son œuvre. Pourtant, derrière la figure mythique incarnée par Arnold Schwarzenegger dans le film culte de 1982, Conan the Barbarian, se cache un auteur prolifique et touche-à-tout, dont les récits couvrent une gamme étonnamment variée de genres : aventure historique, fantasy, horreur, polars, récits humoristiques ou encore histoires de cowboys.
Diversité littéraire, adaptation minimale à l’écran
Bien que les aventures du Cimmérien aient donné naissance à plusieurs films, notamment la suite Conan the Destroyer en 1984, un remake avec Jason Momoa ou encore des séries animées et live dans les années 1990, le reste de la bibliographie de Robert E. Howard reste largement lettre morte à Hollywood. Il y eut certes quelques tentatives isolées : Kull the Conqueror avec Kevin Sorbo, sorti en 1997, ou l’adaptation confidentielle de Solomon Kane portée par James Purefoy. Mais force est de constater que ces essais n’ont pas su convaincre ni marquer durablement le public.
Le cas de Breckinridge Elkins, cowboy gaffeur imaginé par l’auteur texan, illustre parfaitement ce paradoxe. Ni lui, ni d’autres figures récurrentes comme le Sonora Kid ou Buckner Jeopardy Grimes n’ont eu droit à leur heure de gloire sur grand écran.
Pistes inexplorées et potentiel cinématographique immense
Face à cette relative indifférence des studios américains, la question se pose : pourquoi ne pas exploiter davantage un univers aussi riche ? Après tout, voici ce que recèle le catalogue de Robert E. Howard, souvent tombé dans le domaine public :
- Aventures westerns débridées.
- Noirs policiers et récits d’horreur old-school.
- Nouvelles sportives et comédies décalées.
La matière première pour renouveler les genres ne manque pas. Les hommages appuyés des grands noms du cinéma d’aventure américains prouvent que ces pulps ont nourri bien des imaginaires sans jamais être adaptés tels quels.
L’appel du renouveau narratif ?
Peut-être serait-il temps pour Hollywood de cesser d’exploiter jusqu’à la corde des franchises vieillissantes au profit d’une plongée assumée dans les origines du pulp. La richesse scénaristique offerte par les écrits de Robert E. Howard, qu’il s’agisse de westerns fantasques ou de récits noirs haletants, attend toujours son heure sur grand écran. Reste à voir si l’industrie saura saisir cette opportunité avant qu’elle ne tombe définitivement dans l’oubli.