Hausse annoncée des franchises médicales : découvrez l’impact potentiel sur votre budget santé

Image d'illustration. Chaise relaxante attente médicaleADN
Le gouvernement envisage de relever une nouvelle fois le montant des franchises médicales, ces sommes restant à la charge des patients pour chaque boîte de médicament ou acte paramédical. Cette mesure impacterait directement le budget santé des Français.
Tl;dr
- Franchises médicales pourraient doubler début 2026.
- Exceptions prévues pour femmes enceintes et revenus modestes.
- Associations de patients expriment leur inquiétude.
Franchises médicales : la perspective d’une hausse qui inquiète
Depuis plusieurs jours, le projet d’augmenter les franchises médicales unitaires occupe le devant de la scène. Sur le plateau de TF1, le ministre de la Santé, Yannick Neuder, n’a pas esquivé le sujet : une réévaluation des montants à la charge des patients est bien sur la table, conformément aux informations relayées par Les Échos.
Des mesures inscrites dans un plan d’économies ambitieux
En filigrane, il s’agit pour le gouvernement d’inscrire ces mesures dans sa stratégie budgétaire, alors que près de 44 milliards d’euros d’économies ont été annoncés mi-juillet par le Premier ministre, François Bayrou. Parmi les propositions évoquées : faire passer la franchise sur les médicaments de un à deux euros par boîte et doubler également celle sur les consultations médicales chez le généraliste, qui atteindrait ainsi quatre euros. Le doublement du plafond annuel global – de cinquante à cent euros – avait déjà été annoncé en juillet sans plus de détails sur chaque acte.
L’objectif affiché ? Selon Yannick Neuder, il s’agit surtout de rappeler que « la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût ». Le ministre veut responsabiliser chacun face aux enjeux financiers du système.

Image d’illustration. Cabinet à médicaments organiséADN
Des exceptions maintenues pour protéger les plus vulnérables
Il convient toutefois de souligner que certaines populations demeureraient épargnées par ce durcissement.
Les franchises ne s’appliqueraient pas aux femmes enceintes, aux mineurs ni aux personnes aux revenus modestes bénéficiant notamment de la C2S (Complémentaire santé solidaire). Ce filet social continuerait donc d’amortir l’impact pour ceux qui en ont le plus besoin.
L’opposition grandit chez les associations d’usagers
Reste que l’annonce suscite déjà une levée de boucliers parmi les représentants des patients. Plusieurs associations n’ont pas tardé à faire entendre leur voix. On retrouve ainsi :
- L’Association des accidentés de la vie (FNATH), dénonçant une mesure jugée « scandalisée » ;
- France Assos Santé, qui fait part de « sa vive inquiétude face à l’orientation politique défendue, qui fait peser sur les usagers du système de santé la responsabilité des dérives et des tensions actuelles ».
Au final, toutes ces propositions devront être débattues au Parlement. C’est là que se jouera l’arbitrage ultime sur ce dossier sensible touchant au financement du système de santé français.