Guerre Israël-Hamas : L’UE alignée sur la CIJ au sujet de l’illégalité de l’occupation israélienne

Illustration. Un cessez-le-feu précaire. ADN
La Cour internationale de justice a rendu son premier avis vendredi, statuant sur l'illégalité de la présence d'Israël dans les territoires palestiniens. Quelles seront les répercussions de cette décision?
TL;DR
- L’UE affirme l’illégalité de l’occupation israélienne des territoires palestiniens.
- La CIJ demande l’arrêt immédiat des activités de colonisation israéliennes.
- Les conclusions de la CIJ alignent sur les positions de l’UE et de l’ONU.
Forte condamnation de l’UE de l’occupation des territoires palestiniens par Israël
Une condamnation sans précédent a été faite par l’Union européenne (UE), exprimée par Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne. Il endosse l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), en affirmant que l’occupation des Territoires palestiniens par Israël depuis 1967 est illégale.
Il a également souligné que « dans un monde où les violations du droit international sont en augmentation, c’est notre devoir moral de réaffirmer notre engagement envers les décisions de la CIJ sans exception », faisant référence à l’avis consultatif de la CIJ.
La CIJ et l’UE exigent un arrêt complet à l’occupation
La CIJ, considérée comme la plus haute juridiction de l’ONU, a affirmé que « la présence continue de l’État d’Israël dans le territoire palestinien occupé est illégale et doit terminer le plus rapidement possible ». Borrell a renchéri, en insistant sur le fait que « l’État d’Israël a l’obligation de cesser immédiatement toutes les nouvelles activités de colonisation et d’évacuer tous les colons du territoire palestinien occupé ».
Implications internationales
Les implications de cet avis sont considérables. Tous les états se voient rappeler leur « obligation de ne pas reconnaître cette situation comme légale et de ne pas fournir d’aide ou d’assistance au maintien de la situation créée par cette présence illégale ».
La CIJ et l’UE sont en parfait accord, ce qui devrait ajouter de la pression internationale sur Israël. Cette décision donne un nouvel élan à l’autorité palestinienne qui y voit une « victoire » et un jugement « historique ». Mais le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rapidement dénoncé la « décision mensongère », affirmant que les Juifs « ne sont pas des occupants sur leur propre terre ».
La Cour internationale de justice, bien que n’ayant pas un pouvoir contraignant, n’en reste pas moins une instance de référence en matière de droit international. Ses avis et jugements ont donc un poids conséquent sur la scène internationale.