Etats-Unis : Vester Flanagan voulait faire d’autres victimes
Vester Flanagan, l'homme qui avait abattu mercredi deux journalistes lors d'un direct à la télévision avait planifié de tuer d'autres personnes.
Selon Terry McAuliffe, le gouverneur de l’Etat de Virginie où le drame a eu lieu, Vester Flanagan comptait faire d’autres victimes avant de se donner la mort.
Des actes planifiés et l’intention de faire plusieurs victimes
Selon Terry McAuliffe : « nous avons appris aujourd’hui que cet individu disposait de beaucoup de munitions et qu’il avait l’intention de faire du mal à un grand nombre de personnes, selon nous » avant d’ajouter que : « nous ne pouvons clairement pas entrer dans son esprit pour découvrir ce qu’il comptait faire mais, de toute évidence, il avait de mauvaises intentions« .
Lors de la fouille du véhicule du meurtrier présumé, les policiers ont découvert un pistolet Glock légalement acheté et chargé, 6 chargeurs de munitions, 17 lettres timbrées, une valise contenant des plaques d’immatriculation, un châle et une perruque ainsi qu’une liste de tâches à accomplir dont les détails n’ont pas été révélés par la police.
La vengeance sans doute à l’origine de ses actes
Quelques heures après avoir tué les deux journalistes, Vester Flanagan a envoyé un très long courrier par fax à la chaine ABC News dans lequel il explique notamment avoir souffert des brimades au sein de la chaîne qui l’employait mais aussi durant toute sa vie le transformant « en baril de poudre« . Gay et noir, il assure dans sa lettre avoir subit un harcèlement permanent, des propos racistes et avoir subit des agressions sexuelles.
La tuerie dans l’église afro-américaine aurait aussi agit comme un catalyseur : « la fusillade de Charleston s’est déroulée le 17 juin 2015, j’ai déposé un acompte pour acheter un pistolet le 19. C’est vraiment ce meurtre dans l’église de Charleston qui m’a poussé à aller si loin » avant de parler de sa fascination pour les tueurs de Columbine et de Virginia Tech et d’ajouter « eh oui, je suis complètement taré dans ma tête« .