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États-Unis : un condamné atteint d’une maladie rare exécuté dans le Missouri

International > États-Unis (USA) > Peine de mort
Par Jérôme Nelra,  publié le 2 octobre 2019 à 14h40.

Russell Bucklew a été exécuté mardi malgré les craintes que l'injection létale ne soit à l'origine d'insupportables souffrances.

Russell Bucklew avait été condamné à la peine de mort en 1996 pour le meurtre du petit ami de son ex-compagne. Il avait ensuite kidnappé et violé cette dernière. Mardi en fin de soirée, il a été exécuté à Bonne Terre, dans l’État conservateur du Missouri.
À 51 ans, il souffrait d’angiomes caverneux qui rendaient sa respiration difficile, au point qu’il vivait depuis un an avec une trachéotomie. Ses avocats soutenaient que son exécution risquait de se muer en séance de torture.

Le risque de « s’étouffer dans son propre sang »

Au gouverneur de l’État, ils avaient adressé une lettre dans laquelle ils indiquaient que leur client risquait de « tousser et de s’étouffer dans son propre sang »; tout en lui demandant de commuer sa peine en réclusion à perpétuité. Mais le républicain Mike Parson qui est partisan de la peine capitale, avait rejeté la demande quelque heures avant l’application de la sentence. Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’administration pénitentiaire a précisé que le condamné « a été exécuté (…). Il a été prononcé mort à 18H23 (23H23 GMT) ». Cependant, il n’a pas été fait mention de complications éventuelles dues à sa maladie.

« Une mort sans douleur » non garantie par la Constitution

L’an dernier, la Cour suprême avait été saisie en urgence et suspendu l’exécution. D’anciens bourreaux avaient d’ailleurs soutenu le condamné, arguant du fait qu’« Être face à un détenu et lui prendre sa vie est un lourd poids à porter. Quand, comme ici, une exécution a peu de chances de bien se passer, la charge devient insoutenable ».
Mais à une courte majorité, les juges avaient balayé l’argument, affirmant pour leur part que la Constitution des États-Unis « ne garantissait pas une mort sans douleur ». Il est seulement interdit d’« ajouter » une souffrance supplémentaire. Stephen Breyer, l’un des juges progressistes s’étant opposés à cette décision finale, avait alors écrit : « Exécuter Bucklew en l’obligeant à s’étouffer avec son propre sang excède les limites des normes de ce qui est civilisé ».

Le Récap
  • Le risque de « s’étouffer dans son propre sang »
  • « Une mort sans douleur » non garantie par la Constitution
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