États-Unis : ils perdent la garde de leur enfant en raison de leurs « capacités intellectuelles limitées »
Eric et Amy, un couple vivant dans l'État américain de l'Oregon, ont perdu la garde de leur petit garçon après que les services sociaux ont estimé que leurs "capacités intellectuelles limitées" ne leur permettaient pas d'assurer la digne éducation de l'enfant.
Il y a de cela quatre ans, Eric et Amy, un couple vivant dans l’Oregon (États-Unis), perdaient la garde de leur petit garçon prénommé Christopher. La Direction de la protection de la jeunesse de cet État leur avait ainsi retiré leur enfant en raison de leur faible QI (quotidien intellectuel).
C’est en tout cas ce que semblent attestent des documents remis à un juge pour enfants, des papiers mentionnant ainsi des « capacités intellectuelles limitées » chez Eric et Amy, visiblement trop limitées pour leur permettre d’assurer une bonne éducation de leur garçonnet.
Enfant retiré en raison de leur QI : un ami les avait signalés
TVA Nouvelles, qui relate l’information, indique qu’alors que la moyenne générale se situe entre 90 et 110, le QI de ces parents est de 70. Auprès de la chaîne de télévision KTVZ, la mère de famille estime que ce critère n’a pas lieu d’être : « Nous pensons que notre QI ne devrait rien à faire avec tout cela, tant que vous êtes capables d’aider votre enfant et d’en prendre soin ».
Amy a ajouté que c’est l’une de leurs proches connaissances d’alors qui avait alerté les services sociaux : « Un ami qui vivait avec nous a fait un signalement en disant qu’Eric ne s’occupait pas bien de Christopher ».
Pas le seul critère examiné selon les services sociaux
Les époux entendent en tout cas bien ne pas baisser les bras pour récupérer la garde de leur enfant. Une assistance sociale connaissant particulièrement bien le couple mène avec eux ce combat, indiquant au passage n’avoir « jamais rien constaté d’alarmant chez eux » et qu’« ils font tout leur possible. Ils en font même plus que ce qu’on leur demande et pourtant… »
S’ils n’ont pas souhaité s’exprimer plus en profondeur sur le dossier, les services sociaux ont cependant fait savoir que les capacités intellectuelles n’étaient pas l’unique critère pris en compte dans la décision de retirer, ou non, un enfant à ses parents.