Espaces sans tabac : les restaurateurs dénoncent des situations incohérentes et réclament un retour en arrière

Image d'illustration. Boisson rafraîchissante sur table avec plage et mer en arrière planADN
Face à des incohérences dans l’application des espaces sans tabac, de nombreux restaurateurs expriment leur mécontentement et demandent une révision de la réglementation, estimant qu’elle complique leur gestion quotidienne et crée parfois des situations contradictoires.
Tl;dr
- L’UMIH réclame une concertation immédiate sur les espaces sans tabac.
- L’extension de l’interdiction crée des situations jugées « absurdes ».
- Les terrasses de cafés et restaurants restent exemptées.
Des professionnels déconcertés face à l’extension des espaces sans tabac
Alors que l’été touche à sa fin, la tension monte parmi les membres de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). Ce mercredi 20 août 2025, le principal syndicat patronal du secteur a interpellé la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, pour exiger « l’ouverture d’une concertation immédiate » autour de la récente extension des espaces sans tabac.
Les professionnels dénoncent un « dispositif technocratique générateur de situations absurdes », déplorant surtout le manque total d’échanges en amont avec leurs représentants.
L’équité entre établissements remise en question
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre, l’UMIH exprime son « profond mécontentement » face à son exclusion des discussions qui ont précédé le décret paru fin juin. Ce texte élargit désormais l’interdiction de fumer à des lieux tels que les abribus, parcs publics, plages ou encore les abords des bibliothèques, piscines et écoles.
Pourtant, détail non négligeable : les terrasses de cafés et restaurants ne sont pas concernées par cette nouvelle réglementation.
Des incohérences sur le terrain
La volonté affichée derrière cette mesure vise avant tout à protéger les enfants contre le tabagisme passif. Mais dans la pratique, selon l’UMIH, son application révèle des absurdités : il devient possible pour un restaurant installé sur une plage interdite à la baignade d’autoriser ses clients à fumer en terrasse, tandis qu’un établissement situé sur une plage surveillée s’en voit empêché – du moins jusqu’à la clôture officielle de la saison balnéaire.
D’ailleurs, voici ce que pointent certains gérants :
- Difficultés à expliquer aux adhérents ces nouvelles règles complexes.
- Craintes liées au risque d’amendes pour mauvaise interprétation.
- Sensation d’injustice quant au traitement différencié selon les emplacements.
Plaidoyer pour plus de dialogue et d’adaptabilité
Face à ces imprévus, le syndicat plaide en faveur d’un changement radical de méthode. À ses yeux, il est urgent d’abandonner toute logique d’imposition unilatérale pour privilégier le dialogue constructif : « Le dialogue plutôt que l’imposition, la co-construction plutôt que la surprise réglementaire ».
L’objectif affiché ? Corriger rapidement les effets jugés injustes du dispositif actuel, garantir une véritable équité entre établissements et trouver ensemble une mise en œuvre plus souple et acceptable pour tous.