Dans son édition de juin, le magasine 60 Millions de Consommateurs s’intéresse à l’huile d’olive, et plus particulièrement à celles d’appellation « vierge extra ». Un panel de 24 échantillons ont été testés ici, rapporte franceinfo, et le constat est édifiant pour la moitié des produits analysés. Ceux-ci ont en effet été déclassés en « vierge ».
Huiles d’olive « vierge extra » : quelle en est la définition ?
Auprès de nos confrères, Patricia Chairopoulos, journaliste consommation alimentation au sein de 60 Millions de Consommateurs, explique en quoi une huile d’olive est considérée d’appellation « vierge extra » : « En fait, il y a plusieurs critères qui sont très stricts. Donc déjà, c’est une huile issue d’une première pression à froid, et elle ne doit présenter vraiment aucun défaut physico-chimique, comme une oxydation. Et ces critères sont vérifiés par des jury experts. C’est ce que nous avons fait d’ailleurs. »
Du moisi et de l’humidité trouvés dans plusieurs références testées
Le journaliste entre ensuite dans le détail concernant ces 12 références qui n’ont pas répondu à l’exigence « extra » : « Notre jury expert a en effet décelé divers défauts, par exemple le défaut moisi/humidité a été trouvé dans 6 références, aussi bien bio que conventionnel, et quel que soit leur prix. Peut-être à cause d’un lavage insuffisant des olives, d’un stockage dans de mauvaises conditions… »
Des phtalates et traces d’hydrocarbures aussi décelés
Autres enseignements de cette enquête, la présence de « phtalates, des molécules chimiques ajoutées volontairement par les fabricants de plastique », ainsi que de traces d’hydrocarbures d’huiles minérales. Et si ces résultats pourraient inciter à se tourner vers les huiles d’olive bio, Mme Chairopoulos renseigne que « sur ces critères, il n’y pas plus de garantie avec les huiles d’olive bio ou pas bio. »