En décembre, les dépenses des ménages ont reculé malgré les fêtes

Image d'illustration. Rue tranquille en décembreUne rue tranquille en décembre avec des lumières festives tamisées et des vitrines de magasins reflétant une activité modérée.
En décembre, période traditionnellement marquée par une hausse des achats en raison des fêtes de fin d'année, les ménages ont pourtant réduit leurs dépenses. Cette baisse de la consommation contraste avec les tendances habituellement observées à cette époque.
Tl;dr
- Consommation des ménages en biens à nouveau en baisse.
- Alimentaire et biens fabriqués particulièrement touchés en décembre.
- L’énergie repart légèrement à la hausse grâce aux carburants.
Des dépenses en biens à la peine
À l’orée de la nouvelle année, les indicateurs publiés par l’Insee confirment une tendance persistante : la consommation des ménages français en biens a fléchi de 0,6 % en volume au mois de décembre.
Ce repli intervient après une diminution déjà observée en novembre (-0,3 %), et il touche principalement les biens fabriqués, catégorie où la baisse atteint 1 %. La dynamique contraste fortement avec le léger rebond constaté le mois précédent (+0,5 %).
Biens durables et habillement : la rechute
Dans le détail, ce sont surtout les achats de biens durables qui accusent le coup. En décembre, ils enregistrent un recul de 1,2 %, alors qu’ils avaient progressé de 0,4 % en novembre. Plusieurs segments sont concernés :
- Baisse notable pour les équipements du logement (-0,7 %) ; les meubles étant tout particulièrement délaissés.
- Nette diminution des acquisitions de matériels de transport (-0,7 %), tirées vers le bas par la chute des ventes de véhicules neufs.
- Secteur textile aussi impacté, avec une décroissance marquée de 2,1 %, effaçant la hausse d’un mois plus tôt.
En revanche, du côté des autres biens fabriqués, la stabilité prévaut après une légère augmentation enregistrée en novembre.
L’alimentaire recule… sauf pour le tabac
Côté alimentaire, pas d’amélioration non plus : la consommation chute de 0,9 % en décembre. Un phénomène accentué par une moindre appétence pour certains produits habituellement plébiscités lors des fêtes – le chocolat n’a pas échappé à cette tendance.
Fait singulier dans ce contexte : seules les ventes de tabac se distinguent à la hausse. Sur l’ensemble du quatrième trimestre, l’évolution s’équilibre néanmoins : après avoir reculé au trimestre précédent (-1 %), la consommation alimentaire se stabilise.
L’énergie profite des carburants bon marché
Paradoxalement, c’est du côté de l’énergie que s’observe une petite embellie. Les dépenses dans ce secteur remontent ainsi de 0,8 %, rompant avec le net repli observé précédemment (-2 %). La cause principale ? Un regain d’achat en super sans plomb et gasoil, stimulé par des prix bas à la pompe. À noter toutefois que les consommations de gaz et d’électricité poursuivent leur repli pour le deuxième mois consécutif – conséquence directe d’une météo plus douce que d’habitude.
Un panorama contrasté donc pour ce dernier trimestre : si globalement les achats en biens reprennent un peu (+0,4 % sur trois mois), ils peinent encore à renouer avec un dynamisme solide et généralisé.