En bref
- 94 000 personnes sans eau du robinet fin septembre
- 6,4 millions d’habitants placés en vigilance
- La sécheresse fragilise l’approvisionnement en eau potable
Près de 94 000 personnes étaient privées d’eau du robinet en France métropolitaine à la fin septembre. Le chiffre, communiqué par le ministère de la Transition écologique, grimpe de 30 000 par rapport au début du mois. Derrière lui, un signal plus large, 6,4 millions d’habitants vivent dans des zones où la ressource reste distribuée normalement mais montre déjà des signes de fragilité.
Près de 94 000 habitants déjà en approvisionnement d’urgence
Le dernier comptage disponible, daté du 28 septembre, fait état de 94 000 personnes concernées par des mesures d’urgence d’approvisionnement en eau potable. Concrètement, il ne s’agit plus seulement de tension sur les réseaux, ces habitants doivent être aidés pour les usages les plus simples.
Quelques semaines plus tôt, le 9 septembre, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut évoquait 64 000 habitants encore alimentés par des camions-citernes ou grâce à des bouteilles d’eau, pour boire, cuisiner ou se laver. La hausse observée ensuite montre une dégradation rapide sur le mois.
Des millions d’usagers en vigilance sans coupure pour l’instant
Le chiffre le plus large concerne les zones placées en vigilance. Elles regroupent 6,4 millions d’habitants. Ici, la distribution d’eau potable reste normale, mais la ressource est jugée plus fragile.
C’est aussi un indicateur qui se tend. Ces territoires comptent 223 000 habitants de plus qu’au 24 août. Pas de quoi parler de coupure généralisée, mais le seuil d’alerte s’élargit quand même, et vite.
Canicule, faible pluviométrie et rivières en baisse
L’explication tient en peu de mots, chaleur et manque de pluie. L’Hexagone a connu son été le plus chaud jamais enregistré, avec une sécheresse marquée. Le mois de septembre a lui aussi été exceptionnellement sec, le plus sec depuis plus d’un siècle selon les données reprises par les autorités.
Cette séquence a fait baisser le débit de nombreux cours d’eau, ce qui pèse directement sur l’approvisionnement en eau potable. Les agriculteurs et les éleveurs subissent déjà les effets de cette sécheresse, mais la pression touche aussi désormais les usages quotidiens des ménages. La suite dépendra des pluies à venir, alors que la tension sur les réserves s’est installée bien au-delà de l’été.