D’où vient l’expression « faire faux bond » ?
Expression très courante même de nos jours, elle a pourtant une origine plutôt ancienne.
Nombreux sont les équivalents à l’expression « faire faux bond » : « poser un lapin », « planter », ou moins souvent « faire défaut ».
Et cette expression est plutôt imagée puisqu’on imagine bien l’élan de la personne concernée par le désistement, coupé en plein vol. Une déception, une trahison peuvent découler du fait d’une personne n’honorant pas, par exemple, un rendez-vous. Le faux bond n’a jamais de sens positif, sauf à prendre l’expression à l’inverse de ce qu’elle signifie : « on dirait que l’épidémie de grippe attendue a fait faux bond ».
L’origine de l’expression
Pour connaître sa naissance, il faut remonter au XVIe siècle et à la pratique du jeu de paume, qui est en quelque sorte l’ancêtre de tous les sports pratiqués avec une raquette, même s’il pouvait à l’époque l’être à la main.
Il consistait à se renvoyer une balle appelée éteuf par-dessus d’un filet à la manière du tennis et se pratique en individuel ou en double.
Or, on appelait « faux bond » un mauvais lancer, une balle ne tombant pas là où l’espérait, l’attendait. Et ce terme signifiait déjà « trahir ».
En d’autres termes, voir la balle tomber au mauvais endroit constitue une déception. De la même manière que l’on est déçu de ne pas voir l’autre personne faire ce qu’on en attendait.
Des équivalents à travers le monde
Dans d’autres pays, la même définition appelle d’autres images. Ainsi au Portugal, on dit qu’on « donne un gâteau ». Chez les voisins espagnols, on « sort une grenouille ». Et en Argentine, on préfère « faire la poire ».