Des prothèses mammaires PIP retirées sur 8 000 femmes
En France, l’agence des produits de santé a mis en évidence un dysfonctionnement des implants PIP (Poly Implant Prothèses). Ces derniers ont donc été retirés sur près de 8 000 femmes.
Près de 30 000 victimes ont été référencées, 7 868 ont eu la chance de bénéficier d’un retrait. Le gouvernement français avait conseillé en décembre 2011 d’enlever ces implants présentant un gel de silicone défectueux. Face à ce scandale sanitaire, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé) avait signifié les risques encourus avec une prothèse altérée. À titre de prévention, 5 257 femmes ont fait le choix de les enlever, une rupture a provoqué une intervention dans 2 252 cas.
La psychose s’était répandue rapidement au sein des quatre continents à cause du contenu présent dans les prothèses. Ces dernières commercialisées par la société varoise PIP montraient un mélange de plusieurs produits jugés nocifs pour la santé. À la suite de cela, 48 cancers ont été diagnostiqués, mais l’ANSM n’a pas pu établir le rapprochement entre le dysfonctionnement et la maladie. À l’heure actuelle, les effets indésirables sont toujours engendrés par ce silicone artisanal dont une rupture peut intervenir après seulement cinq ans. Une prothèse digne de ce nom dispose d’une durée de vie moyenne de dix ans.
Dès quatre ans, des inflammations peuvent également se manifester chez les femmes portant ce type d’implants. L’ANSM déclare que le nombre de ruptures est en augmentation depuis plusieurs mois, cela serait expliqué par « une pratique croissante d’échographies systématiques de surveillance ». Le retrait des prothèses PIP concerne le monde entier, puisqu’elles touchent environ 500 000 femmes. Jean-Claude Mas, le fondateur de la société varoise a été incarcéré le 6 mars après avoir été mis en examen pour « blessures involontaires » à Marseille. Cette incarcération survient après 3 500 dépôts de plaintes. Il est aujourd’hui enfermé au sein de la maison d’arrêt des Baumettes, il n’a pas pu payer sa caution de 100 000 euros. Désormais, depuis mars 2010 tous les implants de la marque PIP ont été retirés du marché.