Des experts de l’ONU dénoncent une « campagne de famine intentionnelle » de la part d’Israël à Gaza

Illustration. File d'attente pour de la nourriture à gaza. ADN
Des spécialistes révèlent qu'une majorité de 34 Palestiniens, essentiellement des enfants, sont morts de faim depuis le 7 octobre. Israël dément ces allégations d'une soi-disant "campagne de famine intentionnelle et ciblée". Quelle est la vérité à ce sujet?
TL;DR
- Des experts indépendants de l’ONU ont déclaré que la politique d’Israël a provoqué une famine en Palestine.
- 34 Palestiniens, majoritairement des enfants, sont morts de malnutrition depuis le 7 octobre.
- La mission israélienne auprès de l’ONU a vivement contesté ces allégations.
La politique israélienne provoque une famine en Palestine, selon des experts indépendants de l’ONU
Selon un communiqué publié mardi par dix experts indépendants des Nations Unies, la campagne d’Israël visant à causer une famine intentionnelle et ciblée contre le peuple palestinien incarne un acte de violence génocidaire. Ils affirment que cette politique a mené à une famine générale dans la bande de Gaza.
La famine emporte la vie de 34 Palestiniens depuis octobre
34 Palestiniens, principalement des enfants, ont succombé de malnutrition depuis le 7 octobre, selon l’estimation de ces experts. Ces derniers étant désignés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ne représentent cependant pas officiellement l’organisation. Ils ont notamment fait état de trois décès récents de jeunes enfants due à la malnutrition et à un accès insuffisant aux soins de santé à Gaza.
La mission israélienne auprès de l’ONU conteste ces accusations
De son côté, la mission israélienne auprès de l’ONU à Genève a réfuté ces accusations en désignant « M. Fakhri, et de nombreux soi-disant experts qui se sont joints à sa déclaration » comme coutumiers de la désinformation et du soutien à la propagande du Hamas.
La famine menace la bande de Gaza
Selon le rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) publié le 25 juin, et sur lequel se basent les agences des Nations unies, l’accès à l’aide humanitaire a permis d’éviter l’aggravation de la famine. Cependant, Israël avait rejeté ce rapport qui affirmait qu’un demi-million d’habitants de Gaza étaient confrontés à une famine « catastrophique ».