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Des échéances majeures encore à venir pour le groupe Casino

Économie
Par La rédaction,  publié le 17 août 2023 à 12h17.

Le groupe Casino, en proie à une dette de 6,4 milliards d'euros, a franchi une étape cruciale vers son sauvetage en concluant un accord de principe avec ses repreneurs, Daniel Kretinsky, Marc Ladreit de Lacharrière et le fonds britannique Attestor, ainsi que ses créanciers-clés. Malgré cet accord, le distributeur doit encore faire face à des échéances majeures pour assurer sa restructuration financière.

Annoncé vendredi 28 juillet 2023, l’accord de principe, qui doit encore être entériné et finalisé, met l’accent sur la restructuration financière du groupe Casino. Il compte injecter 1,2 milliard d’euros d’argent frais, réduire la dette de 5 milliards d’euros, et implique la cession des activités du groupe de Jean-Charles Naouri en Amérique latine.

L’accord de principe s’étale sur une période de quatre ans, afin de donner le temps aux repreneurs de relancer sereinement le Groupe. « Ce n’est pas une rustine pour gérer l’urgence mais un deal qui permet de développer le business plan dans la durée », affirme une source proche du dossier. L’accord impliquera une dilution massive des actionnaires actuels.

Malgré ces avancées, d’autres étapes cruciales restent à franchir. Un « accord contraignant » doit par exemple être conclu en septembre avec les créanciers du Groupe, incluant des grandes banques, des fonds d’investissement et des acteurs institutionnels. Par la suite, le groupe Casino devra trouver les clés pour relancer son activité commerciale. Le sauvetage du distributeur implique également des négociations en cours avec les créanciers détenant de la dette non sécurisée, soit des créances non garanties, afin de rallier leur soutien à l’opération. Ces discussions se poursuivront en août, avec l’objectif d’éviter des procédures de recours légales, mais potentiellement nuisibles, initiées par les créanciers. Pour rappel, ces derniers risquent de tout perdre avec cet accord de principe.

Une fois cet accord contraignant conclu, il devra être approuvé par les actionnaires lors d’une assemblée générale à l’automne. En octobre, le groupe Casino entrera dans une procédure de sauvegarde accélérée pour contraindre les créanciers récalcitrants à rejoindre la restructuration. Le processus sera finalisé d’ici le premier trimestre 2024, date à laquelle Philippe Palazzi, ex dirigeant de Metro et nouveau PDG du groupe Casino, prendra les rênes.

Le gouvernement s’implique dans le sauvetage en contrôlant la solidité du projet industriel et en veillant à ce que les 50 000 salariés du groupe en France conservent leur emploi. Il a  également gelé les 300 millions d’euros de dette fiscale et de cotisations sociales. L’Etat a aussi supervisé les négociations avec les créanciers via le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI).

D’après une source bancaire, l’exécutif a exercé une « saine et belle pression depuis des années » sur les banques. Sans l’aide des pouvoirs publics, les banques « auraient lâché depuis bien longtemps ». Enfin, Bercy aura comme tâche d’avaliser l’opération dans le cadre du contrôle des fusions et des investissements étrangers. De son côté, l’Autorité des marchés financiers (AMF) devra autoriser les repreneurs, désormais majoritaires au capital du Groupe, à éviter une OPA sur le distributeur stéphanois. Une exception qui s’exerce quand une entreprise est « en situation avérée de difficulté financière ».

Daniel Kretinsky, Marc Ladreit de Lacharrière et Attestor ont voulu rassurer le gouvernement et toutes les parties prenantes quant à l’intégrité du distributeur. Ils ont notamment promis de conserver le siège social du Groupe à Saint-Etienne, et de préserver l’emploi des salariés en France. Les repreneurs comptent également renforcer des équipes (magasins et entrepôts), tout en externalisant certains coûts grâce à la conversion en franchise des magasins détenus en propre. Les banques françaises, les fournisseurs et les assureurs crédit jouent aussi un rôle important dans ce dossier. Les banques ont notamment promis de maintenir un financement opérationnel de 1,3 milliard d’euros pendant la restructuration du groupe et jusqu’à trois ans après, rassurant ainsi les assureurs crédit. Ces derniers, sous la supervision de l’État français, ont par ailleurs confirmé leur engagement dans le projet. Le groupe Casino a aussi raccourci ses délais de paiement pour rassurer les fournisseurs.

Dans le cas où l’activité des magasins continuerait de décliner ou celui où les assureurs crédit retireraient leurs couvertures, une injection de liquidités pourrait être nécessaire avant l’accord final. En tant qu’actionnaire, Daniel Kretinsky pourrait fournir des fonds en urgence, mais cela dépend de son bon vouloir.

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