Depuis sa cellule, Nicolas Maduro assure : « Nous allons bien »

Image d'illustration. Gros plan de barres métalliques froides réfléchissant la lumièreADN
Depuis sa cellule, Nicolas Maduro, ancien président du Venezuela, a pris la parole pour rassurer ses partisans sur son état. Détenu après sa destitution, il affirme se porter bien et reste combatif malgré sa situation.
Tl;dr
- Maduro incarcéré aux États-Unis, audience prévue en mars.
- Manifestations à Caracas, soutien populaire atténué.
- L’appel américain à quitter le Venezuela crée la tension.
Contexte tendu entre Caracas et Washington
Le climat politique au Venezuela a rarement semblé aussi instable. L’arrestation de l’ancien président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, accusés notamment de trafic de drogue, a précipité une vague d’incertitudes, tant sur le plan national qu’international. Incarcérés à New York depuis leur comparution devant la justice américaine, les deux figures vénézuéliennes attendent désormais une audience cruciale fixée au 17 mars prochain.
Depuis le centre de détention de Brooklyn, l’ancien chef d’État a adressé un message via une vidéo relayée par son fils : « Nous allons bien. Nous sommes des combattants ».
Mobilisation populaire en demi-teinte à Caracas
Face à cette situation inédite, la rue s’agite mais sans effervescence excessive. Samedi dernier, environ un millier de partisans ont battu le pavé dans la capitale pour réclamer le retour du couple Maduro-Flores. Des pancartes arborant « Nous voulons leur retour » accompagnaient les slogans « Maduro et Cilia sont notre famille !». Au cœur du cortège, certains n’ont pas hésité à affirmer : « Ici, il y a un peuple qui se bat », confiait Yusleidys Arroyo, 36 ans.
Pourtant, cette mobilisation quotidienne amorcée après l’intervention militaire américaine du 3 janvier semble marquer le pas : ni dirigeant du PSUV – le parti au pouvoir – ni figure majeure n’étaient présents pour galvaniser les troupes ce week-end-là. Il faut dire que la lassitude commence à poindre chez les sympathisants.
Tensions croissantes et réactions diplomatiques
Dans ce contexte déjà chargé, l’administration américaine a jugé opportun samedi dernier d’exhorter ses ressortissants à quitter sans délai le territoire vénézuélien. La présence accrue de « groupes armés, connus sous le nom de colectivos», qui filtrent les routes pour identifier d’éventuels citoyens américains ou soutiens présumés des États-Unis, alimente cette crainte.
Les autorités américaines évoquent ainsi une situation sécuritaire « instable ». De son côté, Caracas balaie ces mises en garde : selon les autorités locales, il ne s’agit que de « récits inexistants visant à créer une perception de risque qui n’existe pas », insistant sur un climat national décrit comme « d’une stabilité absolue ».
Nouvelles libérations et attentes familiales
La tension politique demeure palpable alors que samedi encore, l’ex-président américain Donald Trump, via Truth Social, saluait – non sans ironie – la récente annonce faite par Jorge Rodriguez, président du Parlement vénézuélien : la libération de nombreux prisonniers politiques serait amorcée au Venezuela.
Derrière ces déclarations officielles et contre-déclarations se cache une réalité plus intime : des dizaines de familles d’opposants vivent suspendues entre angoisse et espoir de voir leurs proches bientôt libres.