Découvert bancaire en 2026, les écarts de frais restent énormes

Selon les relevés de septembre 2026, le coût d’un découvert varie fortement selon les banques. Les taux les plus bas ne disent pas tout.

Banque
Image d'illustration. Banque — ADN

En bref

  • Les taux vont de 7 % à plus de 18 %
  • BoursoBank et Fortuneo sont à 7 %
  • Les frais annexes pèsent aussi dans la facture

Entre 7 % et plus de 18 %, l’écart est massif. En 2026, deux clients à découvert pendant la même durée ne paient pas du tout la même chose selon leur banque.

D’un établissement à l’autre, la note change du simple au double

Quand un compte passe dans le rouge, la banque facture des intérêts, les agios. Leur niveau dépend de plusieurs paramètres très concrets, le montant utilisé, le nombre de jours passés en débit, et bien sûr le taux appliqué.

Le relevé tarifaire actualisé au 25 septembre par MoneyVox montre un grand écart sur le découvert autorisé. Certaines banques restent autour de 7 %, quand d’autres montent à 18 % ou davantage. Résultat, un découvert qui paraît anodin peut vite alourdir la facture bancaire.

Les taux les plus bas se trouvent surtout en ligne

Sur le terrain du découvert autorisé, les banques en ligne prennent clairement l’avantage. BoursoBank et Fortuneo affichent toutes deux un taux débiteur de 7 % en septembre 2026.

À distance, l’écart est net avec plusieurs acteurs de réseau. Allianz Banque est à 14 %, et le CIC à 15 %. D’autres établissements restent aussi sous les niveaux observés dans pas mal de banques traditionnelles, avec 8,90 % à la Macif et 10,89 % chez Monabanq.

Mais ce classement a une limite. Un taux bas ne garantit pas, à lui seul, le découvert le moins cher.

Quand l’autorisation est dépassée, le classement bouge

Dès que le client dépasse son plafond autorisé, la tarification grimpe en général. Et les positions changent un peu.

BoursoBank et Fortuneo appliquent alors 16 %. Allianz Banque et La Banque Postale sont à 17 %, parmi les niveaux les plus faibles relevés pour le découvert non autorisé. À l’inverse, certaines banques régionales pratiquent des taux très élevés, ou des formules indexées sur un taux de base bancaire majoré.

Ce point compte, parce qu’un dépassement peut aussi déclencher d’autres frais si une opération demande une intervention de la banque.

Le vrai coût ne se lit pas sur un seul pourcentage

Comparer les banques suppose donc de regarder toute la grille tarifaire. Un découvert autorisé peut être associé à des frais périodiques, ou à une autorisation facturée chaque année.

MoneyVox relève par exemple 40 euros de frais annuels chez Allianz Banque, contre 7,20 euros à La Banque Postale. Il faut aussi intégrer le prix de la carte bancaire, les frais de tenue de compte et les conditions d’accès à l’autorisation.

Et dans les réseaux régionaux, un détail compte quand même, la brochure tarifaire n’est pas toujours identique d’une caisse à l’autre. Pour le client, la vraie question n’est donc pas seulement quelle banque affiche le taux le plus bas, mais laquelle reste la moins coûteuse une fois tous les frais additionnés.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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