DC Studios ose le polar néo-noir avec Lanterns

Image d'illustration. Lanterns DC StudiosDC Studios / PR-ADN
Hal Jordan et John Stewart plongent dans l’ombre du Green Lantern Corps dans cette série adulte et intrigante.
Tl;dr
- La première bande-annonce de Lanterns surprend par son ton sombre et néo-noir plutôt que classique super-héroïque.
- La série suit Hal Jordan et John Stewart dans une intrigue policière au sein du Green Lantern Corps, privilégiant enquête et tension plutôt que les effets spéciaux spectaculaires.
- Le casting, incluant Kyle Chandler, Aaron Pierre et Nathan Fillion, promet une fresque cosmique et psychologique ambitieuse, laissant les fans impatients et curieux.
Lanterns surprend les fans
Le voile s’est enfin levé sur la nouvelle série de l’univers DC : la première bande-annonce officielle de Lanterns, attendue pour août 2026 sur HBO Max, vient d’être dévoilée. Après plusieurs mois de teasers distillés par la plateforme, cette vidéo ne laisse guère indifférent : loin des codes traditionnels du genre super-héroïque, le ton choisi évoque davantage le polar néo-noir que l’aventure intergalactique à laquelle les fans étaient habitués.
Un univers repensé : entre enquête et science-fiction
C’est un pari audacieux. Plutôt que de plonger d’emblée dans le spectaculaire, la production préfère installer une atmosphère sombre, rappelant clairement des références comme True Detective. Cette filiation n’a rien d’anodin ; dialogues incisifs, colorimétrie désaturée et tension palpable rythment ce premier aperçu. Le récit met en scène un Hal Jordan vieillissant (Kyle Chandler) qui transmet son expérience à un jeune John Stewart (Aaron Pierre). Ensemble, ils forment un duo d’enquêteurs confrontés à des secrets enfouis au sein du mythique Green Lantern Corps, tandis qu’une menace grandit dans l’ombre.
L’absence remarquée des éléments fantastiques
Chose notable, la bande-annonce fait l’impasse sur la débauche d’effets spéciaux habituellement associée aux anneaux de pouvoir. Les costumes évoquent plus les combinaisons spatiales que les uniformes iconiques issus des comics. Quant aux scènes mettant en jeu des capacités extraordinaires, elles restent soigneusement suggérées, découpées ou hors champ. Difficile alors de savoir si ce choix relève d’une stratégie marketing patiente ou simplement d’effets visuels pas encore finalisés.
Les fans les plus aguerris pourront toutefois déceler quelques indices prometteurs :
- Easter eggs liés à la mythologie « War of Light » ou « Blackest Night ».
- Casting énigmatique avec des personnages possiblement liés à Black Hand ou Atrocitus.
Un casting solide et une promesse narrative ambitieuse
Au-delà du duo principal, on retrouve Nathan Fillion, de retour en Guy Gardner – rôle introduit dans le film Superman de James Gunn. D’autres figures notables étoffent ce microcosme : Kerry Macdonald, Garet Dillahunt, ou encore Ulrich Thomsen, pressenti pour incarner Sinestro, ennemi emblématique. L’ambition narrative est là : explorer en profondeur la psyché des personnages tout en esquissant une fresque cosmique où l’intrigue policière se double d’un sous-texte existentiel.
À quelques mois du lancement, il reste donc bien des questions en suspens. Mais cette orientation résolument adulte et mystérieuse pourrait permettre à DC de renouveler son image tout en offrant aux spectateurs une plongée inédite dans le mythe Green Lantern.