Daredevil s’éloigne des Avengers pour retrouver ses racines

Image d'illustration. Daredevil Born AgainMarvel / PR-ADN
Le showrunner de la série télévisée Daredevil: Born Again insiste sur une atmosphère sombre, inspirée par Frank Miller, et des cameos mesurés pour préserver la cohérence.
Tl;dr
- Daredevil: Born Again se concentre sur un récit urbain et réaliste, loin des affrontements cosmiques des Avengers.
- La série reste ancrée à Hell’s Kitchen, mettant en avant la lutte contre la criminalité locale et la corruption politique.
- De nouveaux alliés comme Jessica Jones rejoignent le héros, tandis que les apparitions de figures du MCU restent limitées pour préserver cohérence et intimité.
Un Daredevil résolument ancré dans la rue
Les apparitions récentes de Charlie Cox, alias Daredevil, au sein de projets du Marvel Cinematic Universe n’étaient qu’un avant-goût. On se souvient notamment du passage remarqué de Matt Murdock comme avocat de Peter Parker dans Spider-Man: No Way Home ou encore de la confrontation entre son éternel adversaire, Wilson Fisk/Kingpin, et les héros de Hawkeye. Toutefois, loin des affrontements cosmiques des Avengers, Daredevil: Born Again revendique une identité plus terre à terre.
Retour aux fondamentaux de Hell’s Kitchen
Le showrunner Dario Scardapane, interrogé par SFX Magazine, insiste : le parti pris est clair, le récit restera centré sur les rues de New York. « Oh, ces types (les Avengers et compagnie) sont dans le quartier chic – nous, on est en centre-ville ! », s’amuse-t-il, soulignant ainsi la volonté d’ancrer Daredevil et ses alliés dans le quotidien âpre de Hell’s Kitchen. Pour lui, cette approche donne au personnage toute sa singularité : moins d’incursions dans le grand spectacle du MCU, davantage d’histoires ancrées dans l’urbanité et le réalisme.
Nouveaux alliés, nouveaux défis
Ce choix n’empêche pas l’introduction d’autres figures emblématiques du genre. La première saison a vu passer The Punisher (Jon Bernthal), tandis que l’arrivée prochaine de Jessica Jones (Krysten Ritter), détective privée à la force surhumaine, est déjà annoncée pour la saison 2. Tous deux partagent cette étiquette « street-level heroes », confrontés à des menaces bien différentes des supervilains démesurés. D’ailleurs, même si Spider-Man (Tom Holland) fait parfois le lien entre ces deux mondes, son apparition reste impossible dans les séries Disney+ pour des raisons contractuelles entre Marvel et Sony.
Voici ce qui distingue l’approche actuelle :
- Lutte contre la corruption politique : avec un Kingpin devenu maire de New York.
- Mise en avant des intrigues urbaines : inspirées par la période Frank Miller.
- Cameos mesurés : privilégiant cohérence et profondeur plutôt que simple fan service.
L’ombre portée de Frank Miller
S’éloignant progressivement des thématiques politiques abordées dans les épisodes récents — où Fisk exploitait un réseau policier corrompu pour servir ses desseins — la série compte opérer un virage vers une atmosphère encore plus sombre. Dario Scardapane, toujours au micro de SFX Magazine, avoue préférer ce retour à l’esprit noir façonné par Frank Miller. En somme : moins d’allusions mythologiques à l’univers Marvel global et plus d’introspection sur la criminalité urbaine qui a fait la renommée du justicier aveugle.
À suivre donc, pour ceux qui plébiscitent un héros plongé au cœur des réalités new-yorkaises… sans cape intergalactique ni artefact surnaturel en vue.