Claudia Cardinale s’est éteinte : cinq chefs-d’œuvre incontournables de la légendaire actrice à découvrir

Claudia Cardinale, figure incontournable du cinéma, s’est éteinte à l’âge de 86 ans. Retour sur cinq œuvres majeures ayant marqué sa carrière, de Rocco et ses frères au Guépard, qui illustrent son talent et son héritage.

Cinéma box-office
Image d'illustration. Cinéma box-office — ADN

Tl;dr

  • Claudia Cardinale est décédée à 87 ans.
  • Icône du cinéma franco-italien des années 60.
  • Cinq rôles majeurs ont marqué sa carrière.

Adieu à une étoile du cinéma

Ce mardi 23 septembre 2025, la scène artistique européenne a perdu l’une de ses légendes. L’actrice Claudia Cardinale s’est éteinte à l’âge de 87 ans, entourée de ses enfants à Nemours, comme l’a confirmé son agent auprès de l’AFP.

Figure incontournable du septième art, la Franco-Italienne laisse derrière elle un héritage cinématographique exceptionnel, tissé avec les plus grands noms de la réalisation et ponctué de rôles inoubliables.

Des débuts marquants aux côtés des géants

C’est au tout début des années soixante que la carrière de Claudia Cardinale explose véritablement. Dans « Rocco et ses frères » (1960) signé Luchino Visconti, elle incarne Ginetta, jeune épouse pleine de force dans cette fresque familiale bouleversante primée à la Mostra de Venise. Cette expérience donne le ton : son duo avec Alain Delon, et le fameux cri du réalisateur « Ne me tuez pas la Cardinale ! », entreront dans la légende.

Deux ans plus tard, elle fait une rencontre décisive avec Jean-Paul Belmondo sur le tournage de « Cartouche », film d’aventures où elle prête vie à la flamboyante Vénus.

L’apogée : chef-d’œuvre et icônes croisées

Les années qui suivent voient éclore certains des rôles les plus marquants de sa trajectoire. En 1963, sitôt sortie du tournage de « Huit et demi », elle rejoint une nouvelle fois Visconti pour « Le Guépard ». Son interprétation d’Angelica – incarnant cette bourgeoisie conquérante face à un monde en déclin – impose définitivement son magnétisme sur grand écran. On retiendra aussi les coulisses du tournage, entre doublages linguistiques habiles et anecdotes savoureuses soufflées par Visconti lui-même.

Vient ensuite ce virage inoubliable vers le western spaghetti : « Il était une fois dans l’Ouest » (1968) sous la direction de Sergio Leone. Seule femme au casting principal – préférée alors à Sofia Loren –, elle impose sa force sans céder aux clichés, refusant catégoriquement toute nudité gratuite :

  • Rôle majeur face à Charles Bronson et Henry Fonda.
  • Aura planétaire grâce à la musique d’Ennio Morricone.

L’humour et l’affrontement au féminin

Toujours audacieuse dans ses choix, elle partage enfin l’affiche avec Brigitte Bardot dans « Les Pétroleuses » (1971), revisitant le western parodique avec panache. Entre rivalités explosives et complicité féminine inattendue, leur duel reste gravé dans les mémoires – jusqu’à cette célèbre gifle échangée devant la caméra.

Par ce parcours éclectique, oscillant entre drame néoréaliste et aventure populaire, Claudia Cardinale aura su conquérir toutes les générations. Son absence laisse un vide certain ; ses films, eux, continuent d’habiter nos écrans.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

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