Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages libérés d’Iran, sont de retour en France

Image d'illustration. Échelle d accès pour avion sur le tarmac ensoleilléADN
Après plusieurs mois de détention en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris ont enfin regagné le sol français. Leur retour met fin à une épreuve éprouvante, marquée par d’intenses négociations diplomatiques entre Paris et Téhéran.
Tl;dr
- Deux Français libérés après près de quatre ans en Iran.
- Arrivée à Paris via Azerbaïdjan sous convoi diplomatique.
- Médiation omanaise saluée, soulagement unanime en France.
Retour en France sous haute émotion
Mercredi matin, l’émotion était palpable à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle où les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, ont foulé à nouveau le sol national. Après près de quatre années d’incertitude et d’épreuves, leur retour marque la fin d’un long calvaire entamé par une arrestation pour « espionnage » survenue le 7 mai 2022 lors d’un séjour touristique en Iran.
La nouvelle de leur retour, annoncée par le président Emmanuel Macron, a immédiatement suscité une vague de soulagement chez leurs proches mais aussi dans tout l’Hexagone.
De la prison à la liberté surveillée
Rappelons que ces deux enseignants français — la professeure de lettres Cécile Kohler, 41 ans, et son confrère retraité de 72 ans — avaient été condamnés, en octobre 2025, respectivement à vingt et dix-sept ans de prison.
Leur détention s’est déroulée notamment dans l’angoissante prison d’Evine, avant qu’ils ne soient remis en liberté conditionnelle en novembre dernier, mais assignés à résidence à Téhéran sans droit de quitter le territoire iranien.
Médiations et convoi diplomatique décisifs
Leur départ vers la France s’est orchestré mardi : transférés sous convoi diplomatique depuis l’ambassade française à Téhéran jusqu’à Bakou, en Azerbaïdjan, ils ont ensuite embarqué sur un vol commercial qui les a ramenés à Paris peu avant neuf heures.
La réussite de cette opération doit beaucoup aux efforts conjoints des autorités françaises et à la médiation précieuse du Sultanat d’Oman. Comme l’a souligné le chef de l’État, il s’agit là d’« un soulagement pour nous tous ».
Soulagement partagé et réactions unanimes
À peine arrivés sur le sol français, les messages de joie se sont multipliés. Anne-Laure Paris, fille de Jacques Paris, a confié être « très émue et impatiente de pouvoir enfin serrer son père dans ses bras ». Même tonalité du côté du comité de soutien : selon leur avocat Thierry Moser, c’est une « immense joie après tant d’années d’attente ! ».
Il convient également de rappeler que toute la classe politique française a salué cette issue heureuse.