Bobigny : 4 mois de prison pour avoir menacé de mort et de viol une policière sur les réseaux sociaux
Vendredi, le tribunal de Bobigny a condamné un homme de 31 ans à quatre mois de prison ferme pour avoir menacé de mort et de viol une policière sur les réseaux sociaux. Le prévenu devra aussi s'acquitter de 1.000 euros de dommages et intérêts.
Les faits semblent remonter en septembre dernier. C’est ainsi en ce mois que Linda Kebbab, policière et déléguée syndicale UNITÉ SGP POLICE FO, avait déposé plainte pour des menaces émises à son encontre sur les réseaux sociaux.
La policière y avait ainsi été victime de menaces de mort et de viol, indique RTL.fr. Vendredi, alors que l’auteur présumé de ces propos était jugé en comparution immédiate au tribunal de Bobigny, Linda Kebbab s’est réjouie sur son compte Twitter de cette traduction devant la justice : « Il pensait pouvoir me menacer de mort et de viol lâchement derrière un pseudo sur les réseaux sociaux, sans conséquence. »
4 mois ferme sans mandat de dépôt pour menaces sur les réseaux sociaux
Dans ce dossier, le syndicat s’était constitué partie civile. Me Sandra Kollarik et Me Pascal Rouiller, avocats respectifs de la policière et du syndicat, ont indiqué que le prévenu, 31 ans, a finalement été condamné à quatre mois de prison ferme « sans mandat de dépôt ».
Verdict : 4 mois ferme et 1000€ de dommages qu’avec @UNITESGPPOLICE nous reverserons entièrement à @ANASINTERIEUR et à ORPHÉOPOLIS (orphelinat de la police).
Merci à @ConfluencesP.
Les assauts numériques haineux n’ont pas de place ds l’Etat de Droit. Je ne lâcherai pas #NextOne https://t.co/06Ag0RIZgk— Linda Kebbab (@LindaKebbab) February 1, 2019
1.000 euros de dommages et intérêts reversés à une association et un orphelinat
Le mis en cause a également été condamné à payer à la victime 1.000 euros de dommages et intérêts. La policière a fait savoir que cette somme sera intégralement reversée à l’Association Nationale d’Action Sociale des personnels de la police nationale et du ministère de l’Intérieur (ANAS) et à Orphéopolis, l’orphelinat de la police.
Et Linda Kebbab d’ajouter dans sa publication Twitter que « les assauts numériques haineux n’ont pas de place dans l’État de droit. Je ne lâcherai pas », en appelant ensuite à ce que le prochain cas du genre ne tarde pas à être jugé.