Bac 2025 : Les lycéens mobilisés affrontent la redoutée épreuve de philosophie

Image d'illustration. Gros plan des mains d un étudiant écrivant des notes lors d un examen de philosophieADN
La session 2025 du baccalauréat débute pour des milliers de lycéens qui affrontent cette semaine la traditionnelle épreuve de philosophie, marquant le coup d’envoi d’une période décisive pour leur avenir scolaire et professionnel.
Tl;dr
- Début des épreuves de philo pour 530 000 élèves.
- Le stress baisse, mais la symbolique reste forte.
- Résultats du bac attendus le 4 juillet 2025.
Un examen repensé, mais toujours attendu
Si le baccalauréat a subi une transformation majeure depuis la réforme de 2019, il n’en conserve pas moins un certain parfum d’épreuve initiatique.
Lundi 16 juin 2025, plus de 530 000 élèves de terminale – toutes filières confondues – se retrouvent face à la première grande étape : l’épreuve écrite de philosophie. Ce matin-là, les salles se remplissent d’une tension palpable, comme chaque année.
Des candidats entre nervosité et pragmatisme
Certains lycéens vivent cette semaine avec un mélange d’angoisse et de lucidité. Pour Sarah, élève dans l’Oise, « C’est LA semaine ». Elle avoue que « le bac philo est beaucoup plus effrayant que les épreuves de spécialités », car la discipline lui paraît imprévisible, contrairement aux mathématiques pour lesquelles elle se sent mieux armée.
À Strasbourg, Gustave relativise cependant : la philosophie n’étant dotée que d’un coefficient huit (ou quatre en filière technologique), il considère que l’enjeu principal repose désormais sur les deux épreuves de spécialité – chacune pesant seize points dans la balance finale.
L’impact de la réforme et les nouveaux repères
Avec la réforme du lycée engagée en 2019, le contrôle continu représente désormais 40 % du résultat final. Le reste est attribué aux épreuves terminales : français (pour les premières), spécialités, philosophie et le fameux Grand oral. Cette évolution structurelle a réduit le suspense propre à l’examen final ; bon nombre d’élèves connaissent déjà leur orientation via Parcoursup. Pourtant, pour Marc Foglia, enseignant à Pontarlier, « le stress est moindre, mais les candidats jouent le jeu comme auparavant ».
Les ressources numériques connaissent un regain d’intérêt à l’approche des épreuves. Ainsi, Lucie – en terminale à Bourg-la-Reine – avoue s’être tournée vers les vidéos pédagogiques de Lev Fraenckel (« Serial thinker » sur TikTok et YouTube) afin de combler les lacunes laissées par un programme inachevé en classe.
Sésame toujours prisé et rite immuable
Le bac demeure ce passage obligé : il marque non seulement la fin d’un cycle scolaire long mais ouvre également l’accès aux études supérieures. Selon Marc Foglia, « beaucoup savent qu’ils ont déjà une grande partie de leur baccalauréat », ce qui déplace l’enjeu sur la quête des mentions. Lucie calcule qu’avec le contrôle continu, il lui faudrait des résultats catastrophiques pour échouer ; néanmoins elle vise la mention, « un peu pour l’ego ». Les chiffres témoignent du caractère accessible du diplôme : le taux de réussite dépassait déjà 80 % depuis plus d’une décennie et s’élevait à près de 96 % pour la voie générale en 2024.
Dernière étape : après la philosophie viendront les spécialités jusqu’au jeudi suivant et enfin le Grand oral du 23 juin au 2 juillet. Les résultats tomberont le 4 juillet 2025, mettant un point final à cette séquence si particulière dans une vie d’élève.