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Au Maroc, la santé mentale malade de ses carences

Santé
Par Jérôme Nelra,  publié le 10 décembre 2014 à 11h43.

Malgré un plan de renfort de la prise en charge des maladies mentales au Maroc, le secteur souffre toujours de sérieux manques.

Au Maroc, d’après une récente enquête, « 40% de la population marocaine âgée de 15 ans et plus souffre, ou a souffert, d’un trouble mental ». Un trouble plus ou moins fort, et qui touche à peu près 50% des femmes.

Certes, le gouvernement du pays, ministère de la Santé en tête, a déployé un grand plan en 2012, plaçant la santé mentale au sommet de ses priorités en matière de santé en général. Mais il reste des lacunes en structures d’accueil et en personnel.

Au Maroc, des objectifs forts à l’horizon 2016

Lancé il y a donc deux ans, ce plan affichait de sérieux engagements pour 2016 : doublement des capacités d’accueil en atteignant 3000 lits, et formation de 30 psychiatres et infirmiers formés particulièrement à cette prise en charge.
Concernant les murs à proprement parler, le gouvernement prévoit l’érection de 3 nouveaux hôpitaux et 4 services pédiatriques spécialisés en psychiatrie, ainsi que la création d’une dizaine de services qui viendront rejoindre les établissements hospitaliers déjà en fonctionnement.

Seulement, l’hebdomadaire marocain Tel Quel pointait récemment le retard pris dans les travaux, puisqu’aucun des chantiers trois nouvelles structures n’a encore commencé, notant toutefois que ceux-ci devraient débuter à la fin de cette année.

Une farouche volonté, mais des lenteurs sur le terrain

Fouad Mekouar, père d’un enfant atteint de schizophrénie, et membre de l’association marocaine pour l’appui, le lien, l’initiation des familles des personnes souffrants de troubles psychiques (Amali), note pourtant « une volonté de l’Etat de prendre les choses en main ». Mais ce qu’il voit concrètement, ce sont les difficultés à trouver un lit disponible, dignes d’un parcours du combattant.

Ce qui nuit à la prise en charge des malades mentaux dans le royaume, c’est aussi le « rejet » social, précise le chef de service de l’hôpital psychiatrique Arrazi de Salé. Certains comportements sont soit considérés comme un manque de foi (dans le cas de troubles dépressifs) soit comme « malédictions ou encore des possessions » (dans les cas de personnes agitées ou incohérentes). Ce qui peut amener, déplore Jalal Toufik, à « des pratiques d’un autre âge », telles l’exorcisme.

Le Récap
  • Au Maroc, des objectifs forts à l’horizon 2016
  • Une farouche volonté, mais des lenteurs sur le terrain
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