Atteint d’une malformation congénitale, un bébé retiré de l’utérus de sa mère puis réinséré
Pour lui permettre d'être soigné, des médecins ont retiré un bébé de l'utérus de sa mère avant de l'y replacer pour la fin de la grossesse. Laquelle s'est déroulée sans encombre.
Cette histoire se passe de l’autre côté de la Manche. Le 3 décembre dernier, Bethan, 26 ans et enceinte de 20 semaines, apprend que l’enfant qu’elle porte est atteint de Spina-Bifida. Soit une malformation congénitale bloquant le développement de la moelle épinière de l’enfant. Ce dernier risque ainsi d’avoir de sensibles difficultés à se déplacer.
Dans des propos émis sur Facebook et rapportés traduits par aufeminin.com, Bethan indique avoir été confrontée à trois choix une fois arrivée à l’hôpital : « On nous a proposé de poursuivre la grossesse, de mettre fin à la grossesse ou d’envisager une nouvelle option : la chirurgie fœtale pour réparer la malformation avant la naissance ».
Elle accepte une chirurgie fœtale pour soigner son bébé atteint de Spina-Bifida
La première option était risquée pour le bébé, la deuxième encore plus, le couple a donc opté pour le troisième choix : « Nous étions obligés de le faire. Nous avons également dû respecter des critères très stricts. Moi et mon bébé avons subi une amniocentèse, une IRM et des échographies incessantes. »
Il s’est passé que le bébé a été retiré de l’utérus de sa mère par une équipe composée de chirurgiens belges et anglais réputés. L’enfant a été traité au niveau de sa moelle épinière avant d’être replacé dans l’utérus.
La grossesse s’est déroulée sans problème
On apprend qu’après cette intervention, la grossesse s’est déroulée sans encombre. Ce n’est toutefois que le quatrième cas du genre au Royaume-Uni où la chirurgie fœtale est pratiquée pour sauver un bébé atteint de Spina-Bifida.
Bethan explique que généralement, dans son pays, les parents préfèrent mettre prématurément fin à la grossesse en apprenant que leur enfant a contracté cette malformation congénitale : « malheureusement, en Angleterre, 80 % des grossesses sont interrompues quand les parents apprennent que le bébé est atteint de cette maladie. Oui, il y a un risque que les choses tournent mal mais le Spina-Bifida n’est plus ce que ce qu’il était. Ce n’est pas une condamnation à mort ».