Après trois jours de recherches, Laetitia annonce le décès de son fils Arthur, 16 ans, dans l’incendie de Crans-Montana

Image d'illustration. Vue texturée d un mur brûléADN
Après trois jours de recherches angoissées à Crans-Montana, Laetitia a confirmé le décès de son fils Arthur, âgé de 16 ans, victime de l’incendie qui a touché la station suisse.
Tl;dr
- Arthur, 16 ans, identifié parmi les victimes.
- L’incendie du bar à Crans-Montana a fait 40 morts.
- Les familles expriment colère et frustration face aux autorités.
Crans-Montana : la quête d’une mère prend fin
Parmi les ruines encore fumantes du bar « La Constellation » à Crans-Montana, le drame a pris un visage humain pour de nombreuses familles.
Après trois jours d’espoir mêlé d’angoisse, Laetitia Bordard-Sitre a confirmé la disparition de son fils Arthur, âgé de seulement seize ans. Sur les réseaux sociaux, elle a partagé sa douleur par ces mots : « Notre Arthur est parti faire la fête au paradis. »
L’attente insoutenable des proches
Pendant des heures interminables, l’espoir s’est accroché à chaque indice. Le dernier message d’Arthur, envoyé à minuit trois, résonne comme un adieu : « Maman, bonne année, je t’aime. » Mais très vite, l’inquiétude l’a emporté. Laetitia a multiplié les appels à témoins et les démarches désespérées pour retrouver son fils ou obtenir des réponses claires. Elle s’est rendue jusqu’à Lausanne pour fouiller les hôpitaux, alors que le père d’Arthur partait en pleine nuit à Berne dans l’espoir d’une identification.
À mesure que le temps passait, la tension montait parmi les familles. Les autorités suisses n’ont révélé ni le nom des blessés hospitalisés ni celui des victimes identifiées dans l’immédiat, invoquant la crainte de faux espoirs. Pourtant, plus de trente parents cherchaient leurs enfants en vain.
Un bilan dramatique et une enquête en cours
Le lourd tribut payé lors de cette nuit tragique s’élève désormais à 40 morts et 119 blessés. Selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait été déclenché accidentellement par des bougies-étincelles disposées sur des bouteilles de champagne – une pratique festive devenue fatale. Seize victimes ont déjà pu être identifiées et remises à leurs familles ; parmi elles figure un Français de 39 ans.
Voici ce qui a marqué la gestion post-drame :
- L’identification difficile, parfois basée sur des éléments aussi douloureux que la photo d’un membre.
- L’attente éprouvante, avec un sentiment d’impuissance chez les familles.
- L’opacité dénoncée, pointée par plusieurs parents face au manque d’informations officielles.
Derrière le drame : colère et lucidité parentales
Dans cet enfer silencieux où chaque famille attend un mot ou un signe, la lassitude laisse peu à peu place à la colère. « Nous commençons à être fatigués… La colère monte », confiait récemment Laetitia au micro de BFMTV.
Face à cette catastrophe nationale, le retour progressif des corps identifiés laisse désormais entrevoir l’ampleur du deuil collectif qui secoue toute une région — et bien au-delà.