Après le 11 septembre 2001, maladies cardiaques et cancers pour les rescapés
Le 11-septembre, ce sont près de 3.000 morts mais aussi des milliers de rescapés dont la santé n'a pas été épargnée.
De nombreuses études font état des conséquences sanitaires de l’effondrement des Twin Towers de New York il y a 16 ans. Rescapés, sauveteurs, des milliers de personnes aujourd’hui sont ou seront touchées par les cancers, les maladies respiratoires ou cardiovasculaires.
Secouristes et rescapés des tours en première ligne
Dans Injury Epidemiology, l’une de ces études relève que les poussières consécutives de la chute des tours, et respirées par les membres des secours et les rescapés, les exposent à plus d’angines de poitrine, de crises cardiaques et d’asthme que la population générale. 73.000 personnes ont ainsi été suivies, et le sont d’ailleurs toujours aujourd’hui.
Des enfants directement exposés
Au-delà de ce premier cercle de victimes, celui des enfants. Dans Environment International, des médecins du Centre médical Langone de l’université de New York ont suivi 308 enfants âgés de 0 à 8 ans le jour de l’attaque terroriste.
Parmi eux, 123 ont été directement exposés à ces poussières. Ue majorité d’entre eux sont à ce jour de jeunes adultes qui font toujours partie de la cohorte World Trade Center Health Registry, mise en place afin de suivi et d’étude des impacts sur la santé mentale et physique des habitants de la ville.
Les chercheurs ont relevé la présence, dans ces jeunes artères, une forte présence de gras par rapport à la population générale. Dans les poussières rejetées, il y avait notamment une importante concentration de substances nommées perfluoroalkyles, et que l’on retrouve dans les mousses anti-incendie ou les textiles. Elles ont été interdites il y a 3 ans.
En outre, les vaisseaux sanguins des enfants semblent avoir perdu leur élasticité. Ici, c’est la première fois qu’une étude relève des risques à long terme pour la santé cardiovasculaire des enfants.