Allemange : le conseil des ministres valide la fin du charbon pour 2038
L'abandon définitif du charbon pourrait être avancé de 3 ans pour être effectif en 2035. Les défenseurs du climat estiment quant à eux que cette échéance est trop lointaine.
C’est fait, le projet de loi prévoyant une sortie du charbon en 2038 a été adopté mercredi lors du conseil des ministres. Le document de quelque 200 pages établit le calendrier et les indemnités liés à l’arrêt graduel des centrales. A l’issue des bilans qui seront effectués en 2026 et 2029, cet abandon pourrait être « avancé de trois ans » en 2035.
Pas assez rapide pour les pro-climat
Ces efforts, consentis sous la pression des défenseurs de l’environnement et du climat, ne sont pas encore suffisants pour ces derniers. Ainsi, Lisa Göldner de Greenpeace a déclaré : « Nous sommes en plein dans une crise climatique et il n’est pas justifiable que les centrales allemandes à charbon continuent de réchauffer la terre pendant encore 18 ans ». Pour Quang Paasch encore, de Fridays for Future, « Le projet de loi méprise les centaines de milliers de voix des jeunes et adolescents ». Et ce, alors qu’une nouvelle centrale à charbon doit être mise en service l’été prochain.
Plus de 4 milliards d’euros d’indemnités
La première centrale à fermer sera celle située non loin du site d’extraction de lignite à ciel ouvert de Garzweiler, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (à l’Ouest de l’Allemagne). Quant aux indemnités prévues, réparties « sur une quinzaine d’années suivant les fermetures » des exploitations, elles sont de l’ordre de 4,35 milliards d’euros. 40 autres milliards d’euros seront quant à eux affectés aux régions minières jusqu’à 2038, et les employés seront financièrement soutenus. Le gouvernement précise que « Le développement supplémentaire des énergies renouvelables pour atteindre 65% de la consommation brute en 2030 sera mis en place par la suite ».