Aides : les opticiens et audioprothésistes ne parlent pas du dispositif 100 % Santé à leurs clients
Le dispositif 100 % Santé mis en place en 2019 n’est pas mis en avant par les opticiens et audioprothésistes.
En 2019, le gouvernement est venu proposer le dispositif « 100 % Santé ». Grâce à cette aide, les Français peuvent s’équiper de lunettes de vue et d’appareils auditifs pris en charge complètement par la Sécurité sociale. Dans un nouveau rapport, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) vient de pointer du doigt que les professionnels du secteur, soit les opticiens et les audioprothésistes, ne parlent pas de ce type d’offre à leurs clients.
100 % Santé n’est pas mis en avant par les professionnels
Opticiens et audioprothésistes ne joueraient pas le jeu avec le dispositif 100 % Santé. C’est en tout cas ce que vient de révéler la DGCCRF dans un nouveau rapport. De nombreux manquement de la part de ses professionnels subsiste ainsi, empêchant les consommateurs français d’acquérir des lunettes ou des prothèses auditives sans frais.
Dans les détails, l’administration française précise : « Les enquêteurs de la DGCCRF ont ainsi constaté que des modèles de devis normalisés ont été modifiés (voire substitués par un modèle propre à l’enseigne), ou bien que les documents ont été mal renseignés, allant même jusqu’à faire apparaître de manière anormale un reste à charge pour l’offre ‘100% Santé’ ». Le rapport pointe ainsi du doigt que ce type de pratique a « pour effet de détourner les consommateurs de cette offre. Ces manquements directement liés à la réforme ‘100% Santé’ représentent presque un quart des suites données par les services de la DGCCRF ».
La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes continue en explique que dans de rares cas, les contrôles révélaient des pratiques de dénigrement de l’offre, étant notamment présentée comme une offre « basique »,voire « bas de gamme », afin de dissuader le client. Nous apprenons aussi qu’une grande enseigne nationale avait diffusé un document interne référençant des éléments de communication pour ses magasins afin d’amener le client à choisir l’offre à prix libre, soit celle à charge. L’offre 100 % santé pouvait d’ailleurs ne pas être proposée.
En conclusion, la DGCCRF a souligné que sur les plus de 1 000 contrôles menés dans 710 magasins, 514 comportaient « au moins une anomalie » avec des manquements de « gravité variable ». Ainsi, nous apprenons que « des mesures pédagogiques (384 avertissements), correctives (123 injonctions de mise en conformité) mais également des suites contentieuses administratives (17 procès-verbaux administratifs) ont été prises dans le cas des manquements les plus sérieux », mais aussi 15 procès-verbaux pénaux.