Aide active à mourir : le projet de loi sur la fin de vie au Parlement au début de l’année 2024

Souvent décalé, reporté, le projet de loi sur la 'Fin de vie' (suicide assisté, euthanasie,…) sera présenté en décembre en Conseil des ministres.

Scène de vie quotidienne dans un salon chaleureux avec une aide soignante et une personne âgée
Image d'illustration. Aide à domicile. — ADN

L’ordre des médecins est en retrait sur cette question

Il a enfin un calendrier visible. Promesse d’Emmanuel Macron, le projet de loi sur la ‘Fin de vie’ sera présenté en décembre en Conseil des ministres. Sur Franceinfo, Firmin Le Bodo (ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des professions de santé) a confirmé le mois de décembre, ‘après un passage en conseil d’Etat d’ici quelques semaines’. Ainsi, il va falloir attendre encore quelques semaines pour voir évoluer le droit français sur la fin de vie, un sujet délicat qui touche également la dignité humaine.

L’accès à l’aide active à mourir doit être ouvert

Dans son rapport, ‘la convention citoyenne sur la ‘fin de vie’ se montre globalement favorable à l’euthanasie ou au suicide assisté : « Pour une majorité de citoyennes et citoyens de la Convention, l’accès à l’aide active à mourir doit être ouvert« , est-il indiqué dans le rapport.

De leur côté, L’ordre des médecins est en retrait sur cette question, L’ordre se disant ‘défavorable’ à l’idée que les médecins prennent part à « un processus qui mènerait à une euthanasie ».

78% des personnes interrogées souhaitent une évolution de la législation en matière de fin de vie

Un sondage Ifop réalisé il y a 1 an, révélait que 78% des personnes interrogées souhaitent une évolution de la législation en matière de fin de vie. Cette opinion nettement majoritaire au sein de tous les segments de la population, semble plus prégnante chez les femmes (84% souhaitent que la convention encourage un changement de la législation contre 72% des hommes). La réticence semble plus importante au sein d’autres catégories comme les catholiques pratiquants (61% contre 85% des personnes sans religion).

 

Lionel Durel

Spécialiste Société

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