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À Pâques, pourquoi le gigot d’agneau de nos tables arrive-t-il fréquemment de Nouvelle-Zélande ?

Société > Nouvelle-Zélande > Viande
Par Jérôme Nelra,  publié le 4 avril 2026 à 23h00.
Société
Close up gigot d agneau parfaitement cuit

Image d'illustration. Close up gigot d agneau parfaitement cuitADN

À l’approche de Pâques, le gigot d’agneau s’invite sur de nombreuses tables françaises. Pourtant, une grande partie de cette viande très prisée provient de Nouvelle-Zélande, loin des élevages hexagonaux traditionnellement associés à cette fête.

Tl;dr

  • La viande d’agneau néo-zélandaise inonde les rayons français.
  • Son prix très bas menace la filière ovine locale.
  • De nouveaux quotas d’importation australiens inquiètent les éleveurs.

Un marché français inondé par l’agneau importé

À l’approche de Pâques, les étals des supermarchés français voient affluer une vague de viande d’agneau néo-zélandaise. Cette viande, transportée sur près de 18 000 kilomètres et emballée sous vide, séduit une clientèle soucieuse du prix. Un gigot issu de ces élevages peut ainsi coûter deux fois moins cher que son équivalent produit dans l’Hexagone : entre 9 et 14 euros contre 25 à 30 euros pour un agneau français.

Ce succès commercial n’est cependant pas sans conséquences pour la filière locale. En effet, seuls 41 % de la viande ovine consommée en France est issue du territoire national. En quarante ans, le pays a perdu la moitié de son cheptel ovin et deux tiers de ses éleveurs. Pour certains professionnels, acheter local relève désormais d’un véritable acte citoyen : soutenir la production française, c’est aussi favoriser la transmission des savoir-faire agricoles.

Des coûts imbattables venus du bout du monde

Mais pourquoi cette différence de prix si marquée ? À cette question, Patrick Soury, éleveur charentais et vice-président de la Fédération nationale ovine (FNO), avance trois explications majeures. Tout d’abord, selon lui, les éleveurs français se sont imposé des standards élevés en matière de traçabilité, de bien-être animal et de réduction des antibiotiques : autant d’exigences qui pèsent sur le coût final.

Le contraste est saisissant avec les exploitations néo-zélandaises ou australiennes, où chaque ferme compte souvent entre 4 000 et 10 000 bêtes — alors que la moyenne française oscille entre 400 et 600 têtes par exploitation spécialisée. Par ailleurs, dans ces pays exportateurs, l’élevage vise avant tout la production de laine ; la viande devient donc un produit secondaire vendu à moindre coût.

L’impact des accords commerciaux et nouvelles menaces australiennes

La présence massive d’agneaux étrangers résulte aussi d’accords commerciaux avantageux. La Nouvelle-Zélande bénéficie d’un quota lui permettant d’expédier vers l’Union européenne des volumes conséquents sans droits de douane — même si elle n’utilise aujourd’hui que la moitié de cette capacité. À cela s’ajoute une logistique optimisée : une atmosphère modifiée réfrigérée (4°C), couplée au transport maritime, permet de réduire significativement les coûts.

Cependant, un nouvel acteur inquiète particulièrement les professionnels : l’Australie. La récente validation par l’Union européenne d’un accord augmentant le quota annuel australien — passant progressivement à 20 000 tonnes contre seulement 3 800 auparavant — fait craindre aux éleveurs locaux une concurrence exacerbée sur un marché déjà fragilisé.

Soutenir la filière française : un enjeu pour demain

Face à ces défis croissants et à des importations toujours plus massives, préserver le tissu agricole national apparaît comme un enjeu majeur. Les consommateurs peuvent agir ; privilégier la viande française lors des achats est présenté par les professionnels comme une manière concrète d’assurer l’avenir des élevages et la pérennité du patrimoine rural hexagonal.

Les principaux leviers expliquant ce différentiel sont donc :

  • Taille des exploitations étrangères
  • Niveau élevé des normes françaises
  • Avantages logistiques et commerciaux pour l’importation
Le Récap
  • Tl;dr
  • Un marché français inondé par l’agneau importé
  • Des coûts imbattables venus du bout du monde
  • L’impact des accords commerciaux et nouvelles menaces australiennes
  • Soutenir la filière française : un enjeu pour demain
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