À Nantes, un adolescent de 14 ans tué par balle, deux blessés graves dont un mineur

Image d'illustration. Vue aérienne d un véhicule de police avec feux allumésADN
À Nantes, une fusillade a coûté la vie à un garçon de 14 ans et fait deux blessés graves, parmi lesquels un autre mineur. Le drame s’est produit mardi soir, suscitant l’émoi dans le quartier concerné.
Tl;dr
- Un adolescent tué par balles à Nantes, deux blessés.
- Laurent Nunez se rend sur place vendredi.
- Vague de violences armées dans le quartier Port-Boyer.
Nouvelle fusillade à Nantes : un adolescent perd la vie
Dans le quartier sensible de Port-Boyer, à Nantes, la soirée du jeudi 14 mai 2026 a basculé dans l’horreur. Aux alentours de 19h30, des coups de feu retentissent rue de Pornichet. Un jeune garçon, âgé de seulement quatorze ans, est mortellement touché – une balle aurait atteint son cœur.
À ses côtés, deux autres personnes sont blessées. Parmi elles, au moins une mineure ; toutes deux ont été rapidement hospitalisées et leurs jours ne seraient pas en danger.
Des violences récurrentes, inquiétudes grandissantes
Ce drame n’est malheureusement pas isolé. Selon la police, il s’agit déjà du 26ᵉ épisode de tirs depuis le début de l’année dans la ville. Le quartier Port-Boyer connaît une recrudescence des violences armées : il y a seulement quelques jours, le dimanche 10 mai, un jeune homme de dix-huit ans avait été blessé par balle exactement au même endroit — cette fois-là aussi, son pronostic vital n’était pas engagé.
Fin avril, toujours dans ce secteur fragile, un autre jeune avait trouvé la mort lors d’un échange de tirs vraisemblablement lié au narcotrafic, comme l’a expliqué le procureur de Nantes, Antoine Leroy.
Réactions officielles et enquête en cours
Face à l’émotion suscitée par cette nouvelle fusillade, les réactions n’ont pas tardé. La maire PS de Nantes, Johanna Rolland, actuellement hors de la ville au moment des faits, a indiqué « s’organiser pour rentrer immédiatement ». Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, prévoit un déplacement sur les lieux dès vendredi pour « exprimer son soutien aux habitants et rencontrer les forces de l’ordre mobilisées ».
Sur place dès les premières minutes après le drame : la division spécialisée de la police judiciaire — la DCOS (division de la criminalité organisée et spécialisée). D’après les premières constatations recueillies par Presse Océan, les auteurs auraient pris la fuite à bord d’un deux-roues.
L’escalade alarmante d’une violence urbaine
La succession d’incidents armés dans ce quartier interroge sur l’emprise croissante des réseaux criminels. Les habitants oscillent entre inquiétude et colère alors que s’enchaînent ces tragédies qui mettent en lumière l’ampleur des défis sécuritaires auxquels fait face Nantes.