À 49 ans, on la croyait enceinte : elle portait en réalité une tumeur de 26 cm

Image d'illustration. Espace chirurgical illuminéADN
À 49 ans, une femme a vu son ventre s’arrondir de manière inattendue, poussant son entourage à croire à une grossesse. Les examens ont finalement révélé la présence d’une tumeur impressionnante de 26 centimètres.
Tl;dr
- Les fibromes utérins touchent plus de 70% des femmes.
- Symptômes souvent minimisés, diagnostic tardif fréquent.
- Fibromes géants nécessitent parfois une chirurgie majeure.
Des symptômes ignorés aux défis du diagnostic
Étrangement familiers, les désagréments abdominaux et irrégularités menstruelles sont le lot quotidien de nombreuses femmes. Beaucoup poursuivent ainsi leur vie, sans s’alarmer outre mesure. Pourtant, derrière ces troubles banals pourrait bien se cacher un mal plus profond : les fibromes utérins.
Trop souvent, la parole des patientes reste inaudible. Même des figures publiques comme Venus Williams, célèbre joueuse de tennis, ont témoigné : « on m’a répété que ma douleur était normale » – jusqu’à ce qu’un diagnostic de fibrome soit enfin posé.
Une pathologie fréquente mais sous-estimée
Selon le National Center for Biotechnology Information des Etats-Unis, plus de 70% des femmes dans le monde développeraient un jour ces lésions bénignes, appelées aussi léiomyomes. Malgré cette prévalence impressionnante, le phénomène demeure mal compris et largement sous-diagnostiqué.
Certains facteurs de risque se dégagent, notamment une composante génétique ainsi que l’influence des hormones œstrogène et progestérone. Les fibromes varient considérablement en taille et en nombre : ils peuvent passer totalement inaperçus ou croître jusqu’à donner l’apparence d’une grossesse avancée.
L’épreuve des cas extrêmes : quand la chirurgie s’impose
Prenons le cas frappant d’une femme de 49 ans, confrontée à deux mois de douleurs croissantes et à un ventre visiblement gonflé. Elle attribue d’abord ses maux à la périménopause. Ce n’est qu’après un examen approfondi qu’un énorme fibrome — pesant 3,5 kg pour 26 cm — est identifié dans son utérus. La masse comprimait intestin, vessie et uretères, mettant en jeu sa santé générale.
Face à la taille et à la localisation du fibrome, une intervention chirurgicale complexe a été décidée : ablation complète de l’utérus (hystérectomie totale), retrait du fibrome, séparation des adhérences internes et pose de stents dans les uretères pour éviter toute complication urologique. Heureusement, la convalescence fut rapide.
Savoir repérer les signes avant-coureurs
Rester attentif à certains symptômes peut faire toute la différence :
- Saignements menstruels excessifs ou absents (aménorrhée)
- Bouffées abdominales inhabituelles ou sensation de ventre qui grossit
- Mictions fréquentes ou difficultés urinaires
- Constipation persistante ou douleurs pelviennes et dorsales
Les fibromes utérins, souvent silencieux au départ, risquent d’évoluer insidieusement jusqu’à perturber sérieusement la qualité de vie ou nécessiter une prise en charge médicale urgente. À travers une approche personnalisée—de l’imagerie précise à la chirurgie adaptée—il est possible aujourd’hui d’offrir aux patientes un véritable soulagement… encore faut-il entendre leurs plaintes dès les premiers signes.