Rennes : 30 ans de réclusion criminelle pour agressions sexuelles et viols sur une fillette
Vendredi, la cour d'assises d’Ille-et-Vilaine a condamné un homme de 65 ans à 30 ans de réclusion criminelle pour agressions sexuelles et viols sur une fillette alors âgée de 5 à 7 ans.
Alors que le ministère public avait requis entre 25 et 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre du prévenu, Roland B., 65 ans, la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine aura décidé de valider la peine la plus lourde en le condamnant, vendredi, à 30 ans de réclusion criminelle.
Le sexagénaire, relate Le Figaro, a ainsi été reconnu coupable d’agressions sexuelles et de viols sur une fillette alors âgée de 5 à 7 ans. Les faits, que le prévenu a finalement avoués lors du procès à Rennes, s’étaient produis au domicile des parents de la victime. Quand l’homme est hébergé chez le couple en 2002, il a déjà été condamné à six ans de prison pour attentat à la pudeur sur ses propres filles.
Violée pendant son enfance, elle attaque l’État pour faute lourde
La fillette, Karine J. aujourd’hui âgée de 20 ans, s’était souvenue en 2015 de scènes relativement précises : « Souvent, c’était le mercredi ou le samedi. Roland disait à ma mère de partir. Il lui donnait de l’argent, et elle partait. Il me demandait de me déshabiller, et lui aussi se déshabillait. Il me mettait sur le canapé ».
Sa mère les aurait également surpris nus à une reprise, sans toutefois alerter qui que ce soit. C’est pour une dizaine de signalements à la justice restés lettre morte que Karine a décidé d’attaquer l’État pour faute lourde. Elle avait été placée chez son oncle et sa tante en 2010 suite à ces signalements, et ses agressions d’avoir cessé quand Roland B. a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle dans une autre affaire de viol.
Une mère déjà condamnée pour avoir poignardé à mort son premier enfant
Outre le sexagénaire, les parents de la victime ont également été condamnés. La mère à deux ans de prison avec sursis, une peine assortie d’une obligation de soins, pour subornation de témoin. Le père a quant à lui écopé de lui trois ans de prison dont six mois ferme. En 2009 et 2011, ils auraient tous deux exercé des pressions sur leur fille pour ne pas qu’elle dénonce son agresseur.
Le couple a exprimé des regrets de ne pas avoir suffisamment considéré sa fille. Dans les années 1980, la mère avait elle-même été victime d’un viol. À la naissance de l’enfant issu de cette relation non consentie, elle avait poignardé le bébé à une centaine de reprises avant d’être condamnée pour son geste.