Charlotte Gainsbourg se confie sur l’héritage de son père
Dans le contexte de conflits autour de la succession Johnny Hallyday, elle revient sur son cas personnel après la mort de son père.
Son dernier album, Rest, est dédié à son père et sa sœur Kate, décédée il y a 5 ans. Alors que le clan Hallyday se déchire autour de l’héritage de Johnny, celui laissé par Serge Gainsbourg s’est passé dans un contexte infiniment plus serein.
Charlotte Gainsbourg s’est confiée au Parisien sur ce sujet. Elle y évoque aussi son désir toujours aussi fort de consacrer un musée à son père.
Un héritage non organisé
Au quotidien, elle évoque ce moment : « C’était très douloureux au départ, comme ça l’est toujours dans toutes les familles. Les réunions chez le notaire, pour moi comme pour mes frères et mes sœurs, nos parents, c’était franchement horrible. Mon père nous a laissés dans un flou total. C’est ce qu’il voulait : après moi le déluge. Et c’était le cas, on ne savait pas ce qu’il fallait faire. J’avais 19 ans, mes frères et sœurs à peine plus, mon petit frère Lulu avait 5 ans… Et on avait des demandes qui venaient de partout… ».
Mais ce flou n’a pas généré de tensions : « On s’est débrouillé. C’est revenu aux enfants, on a tout partagé… On gère le droit moral tous les quatre (NDLR : Paul et Natacha Gainsbourg, enfants de son premier couple, et Lulu Gainsbourg, fils de Bambou). Il y a une personne qui centralise les demandes. Mon père avait créé une société d’éditions, cela passe par elle, c’est carré (…) Chacun a fait ce qu’il voulait et on n’a pas eu d’embrouille. Moi, j’ai voulu racheter la maison rue de Verneuil. Les autres n’avaient pas envie et on peut les comprendre (rires). Pendant 27 ans, il ne s’est rien passé… ».
Quid d’un musée Gainsbourg ?
Rue de Verneuil, justement, au numéro 5bis, où Serge Gainsbourg a vécu et qui est toujours un lieu de pélerinage, l’idée d’un musée fait toujours son chemin. Elle « espère, toujours » que ce projet verra le jour. « Mais j’ai besoin d’aide, car je ne peux et ne veux pas le faire seule, précise-t-elle(…) Le projet doit se concrétiser maintenant, il le faut…(…) Mais il me manque des sous… ».
Pour y parvenir, elle compte sur des aides publiques et privées, la mairie de Paris s’y intéresse par exemple. Mais elle prévient : « Si le musée doit voir le jour, c’est maintenant ou jamais. Si ça ne marche pas cette fois, j’arrêterai ».