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Russell Simmons, figure du rap américain avec son label Def Jam, accusé de viol par trois femmes

Actualité > États-Unis (USA)
Par Jérôme Nelra,  publié le 14 décembre 2017 à 15h00.

Âgé aujourd'hui de 60 ans, il nie vigoureusement les accusations dont il fait l'objet et a depuis démissionné de ses entreprises.

Quand il crée le label Def Jam en 1985, Russell Simmons contribue alors grandement à donner de la crédibilité au hip hop en signant des artistes tels que Beastie Boys, LL Cool J ou Public Enemy. Aujourd’hui, il est accusé de viol par trois femmes, pour des faits remontant jusqu’à 1988, s’agissant du plus ancien d’entre eux.

C’est dans les colonnes du célèbre quotidien national New York Times que ces trois femmes ont apporté leur témoignage. Elles y rapportent un comportement le conduisant à s’attaquer de manière systématique aux femmes qui tentaient alors de prendre place dans l’industrie du disque.

Trois témoignages dans le New York Times

L’une d’elles, la chanteuse Tina Baker, explique que celui qui était alors son agent l’invite un soir chez lui, au début des années 1990. Selon elle, il l’a immobilisée avant d’abuser d’elle. Elle confie : « Je n’ai rien fait, j’ai fermé les yeux et j’ai attendu que ça se termine. (…) Je n’ai pas eu de rapport sexuel avec un homme pendant neuf ans après ça ». Un témoignage corroboré par 4 de ses proches.

Quant à Drew Dixon, qui travaillait avec lui chez Def Jam, c’est un harcèlement sexuel très agressif qui est évoqué. « J’étais brisée », a-t-elle déclaré. Enfin Toni Sallie, journaliste musicale, relate également un viol. Alors qu’elle est invitée par Simmons à son domicile, elle raconte  : « Il m’a poussée sur le lit et m’a sauté dessus, puis m’a attaquée. Nous nous sommes battus, j’ai dit ‘non' ». Un refus qu’il n’aurait pas pris en compte.

Des faits fermement réfutés

« Je nie avec véhémence toutes ces accusations (…) J’ai accepté que je peux et dois accepter d’être sali, si cela signifie assister à une nouvelle prise de conscience chez les femmes », a commenté celui qui a démissionné de ses entreprises après ces accusations.

Récemment, à la suite du scandale Harvey Weinstein, il avait expliqué les faits d’agressions et de harcèlement sexuel de la part de célébrités masculines comme étant favorables à « une période de transition » dans ses entreprises. Dans un communiqué, il ajoutait : « Les voix des sans-voix, ceux qui ont été blessés ou rabaissés méritent d’être entendues ».

Le Récap
  • Trois témoignages dans le New York Times
  • Des faits fermement réfutés
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