États-Unis : les médecins obéissent au tatouage d’un patient disant « ne pas ranimer »
Aux États-Unis, des médecins ont accepté de se soumettre au tatouage d'un patient qui disait "ne pas ranimer". L'homme, qui n'avait pas de papier d'identité sur lui, est finalement décédé.
C’est à un cas hors du commun auquel un hôpital de Floride (États-Unis) a été confronté cette année. Rapporté jeudi dans un article du New England Journal of Medicine par un médecin du Jackson Memorial Hospital de Miami, il concerne un homme dont le tatouage a vraisemblablement précipité sa mort.
Ce patient âgé de 70 ans était arrivé à cet hôpital en état d’inconscience, fortement alcoolisé, avec des problèmes respiratoires mais sans aucun papier d’identité sur lui. Signe particulier, un tatouage « DO NOT RESUSCITATE » (« ne pas ranimer »). Dans un premier temps, les médecins choisissent d’ignorer ce message pour se donner toutes les chances de sauver le sexagénaire.
Un service d’éthique conseille à des médecins américains de respecter un « NPR » tatoué
Des soins de base sont alors administrés au patient. Mais le tatouage continue de tracasser les médecins qui décident de solliciter un service d’éthique pour avoir son avis sur la question. La réponse obtenue est celle de se conformer à la volonté ainsi tatouée sur le corps du patient.
20minutes.fr rappelle ainsi que de tels ordres (NPR) existent et sont consignés dans le dossier médical du patient, lorsque ce dernier estime qu’il ne souhaiterait pas une réanimation cardio-pulmonaire sur sa personne s’il se trouvait dans une telle situation.
La confirmation de l’ordre retrouvée dans le dossier médical
Les médecins ont suivi la recommandation du service d’éthique et après que son état s’est sensiblement détérioré durant la nuit, le patient s’est éteint peu de temps après. Ces professionnels de santé avaient entre-temps été rassurés sur leur choix par la découverte d’un NPR dans le dossier médical du patient, lequel avait finalement été identifié.
Un soulagement que l’on peut comprendre à la résurgence d’une affaire semblable où, en 2012, un homme de 59 ans avait été hospitalisé avec la mention NPR sur sa poitrine alors que son dossier médical n’en faisait nullement état. Et il s’était avéré que le tatouage avait été le fruit d’un pari perdu il y a fort temps et qu’il ne représentait donc pas une volonté de ne pas être ranimé si besoin.