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Ados : des consultations gratuites pour soigner la souffrance psychique

Santé > Adolescents
Par Gael Brulin,  publié le 9 mai 2017 à 9h15, modifié le 9 mai 2017 à 9h15.

Un décret récemment paru au Journal officiel offre désormais aux adolescents en situation de souffrance psychique de consulter gratuitement des psychologues libéraux.

En 2014, l’UNICEF avait conduit une étude qui s’était conclue par l’observation que plus d’un tiers des jeunes et plus de 50% des adolescents de plus de 15 ans se trouvaient en état de souffrance dans l’Hexagone. Un décret récemment paru au Journal officiel leur permet désormais de consulter des psychologues libéraux afin de soigner leurs maux psychiques, et ce gratuitement.

Femme Actuelle précise sur ce point que la Sécurité sociale prendra en charge les remboursements des consultations dans une limite forfaitaire de douze séances. Il est question ici d’une expérimentation, dont la charte est appelée à être validée par ces psychologues, qui s’étendra quatre ans durant auprès d’enfants et d’adolescents âgés de 11 à 21 ans.

Psychologues gratuits pour ados : une expérimentation de 4 ans

Toute consultation ne pourra être rendue possible que si le patient, ou les titulaires de l’autorité parentale, fait explicitement connaître son accord quant à sa participation à la séance. L’enfant ou l’adolescent aura de même le choix de changer de psychologue s’il ne se sent pas à l’aise avec celui qui lui aura été présenté.

Dans le cas de figure d’un jeune confronté à une grande souffrance (trouble(s) psychiatrique(s), tendances suicidaires), celui-ci se verra délivrer des soins spécialisés chez un praticien adapté.

Les réseaux sociaux, un facteur à risque selon un sociologue

Les communes et départements concernés sont les suivants :  Trappes, Les Mureaux (Yvelines), Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville, Villiers-le-Bel (Val d’Oise)  et la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Meuse, les Vosges, les Ardennes et le Haut-Rhin.

Selon Serge Paugram, sociologue et directeur de recherches au CNRS, les réseaux sociaux, utilisés par plus de 90% des adolescents, participent à ces souffrances psychiques : « Le manque de ‘popularité’, la critique, le harcèlement les entraînent dans une angoisse relationnelle qui explique les tentatives de suicide ». L’étude évoquée plus haut avait également relevé la crainte de l’échec scolaire et le fait d’être une fille comme facteurs à risque.

Le Récap
  • Psychologues gratuits pour ados : une expérimentation de 4 ans
  • Les réseaux sociaux, un facteur à risque selon un sociologue
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