Air France : des pilotes de la filiale HOP! suspectés de triche sur leurs congés
Des pilotes de la filiale HOP! d'Air France sont suspectés d'avoir triché sur leurs jours de congés, en les faisant ainsi passer pour des jours de délégations syndicales payés par la compagnie aérienne.
Le 7 février dernier, le conseil de discipline du SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) a reçu quelque quinze pilotes de HOP!, la filiale d’Air France réservée aux vols régionaux. La raison de leur convocation, des soupçons de triche sur leurs jours de congés.
L’affaire, révélée par nos confrères du Parisien, aurait coûté 5 millions d’euros par an à Air France. Les pilotes syndicalistes mis en cause auraient ainsi fait passer des jours de congés pour des jours de délégations syndicales, alors qu’ils n’effectuaient aucun vol ni représentation de leur syndicat pendant ces journées. Certains auraient gagné jusqu’à 12 jours de » faux » congés, par ailleurs payés en heures supplémentaires.
HOP! : des congés changés en délégations syndicales ?
La révélation de cette triche supposée remonte à l’absorption des trois filiales d’Air France que sont Brit Air, Airlinair et Regional au sein de HOP!. Les élus du personnel de Regional avaient ainsi droit, depuis au moins 2011, à ce type de largesses.
Et alors que la direction de cette filiale n’aura mis un terme à ce système que tout récemment, soit en fin d’année dernière, le président du SNPL de HOP! Armand Simon affirme que c’est à la direction qu’incombe la responsabilité de la mise en place de ce système.
Des temps de repos réglementaire mis en doute
Mis en cause ici, M. Simon assure également que les temps de repos réglementaire ont été respectés, alors que le chiffre de 10 jours minimum de repos mensuel n’aurait pas été honoré par les pilotes impliqués dans l’affaire. Il est en effet à souligner que les jours de délégations syndicales sont perçus comme des jours de travail.
Si une violation était constatée ici, il serait lors possiblement question d’une condamnation à un an de prison et 15.000 euros d’amende pour mise en danger de la vie d’autrui. On nous indique pour finir que les pilotes convoqués le mois dernier pourrait connaître leur sanction dès aujourd’hui.