Primaire de la droite et du centre : Dati demande à ce que NKM soit mise « hors-jeu »
Dimanche, l'eurodéputée Rachida Dati a appelé à ce que Nathalie Kosciusko-Morizet soit mise "hors-jeu" dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, et ce après la récente révélation d'une conversation entre NKM et l'ex-chef du renseignement Bernard Squarcini.
Vendredi, Le Monde a publié une conversation datée de 2013 entre Nathalie Kosciusko-Morizet et l’ancien chef du renseignement Bernard Squarcini. Les propos tenus ont directement visé Rachida Dati et François Fillon, et M. Squarcini d’avoir notamment demandé à NKM de « tuer » politiquement l’eurodéputée.
Dimanche, cette dernière a réagi à cette révélation sur BFMTV en appelant à ce que Nathalie Kosciusko-Morizet soit exclue de la primaire de la droite et du centre : « Je considère que la classe politique doit la mettre hors-jeu, elle doit la mettre à l’index, elle doit lui demander des comptes. Mme Kosciusko-Morizet a demandé l’exclusion de Jean-Frédéric Poisson pour des propos dont il s’est excusé, mais elle a encore sa place dans la primaire ? Je [le] demande à la haute autorité ».
Dati : NKM a-t-elle « encore sa place dans la primaire ? »
Rachida Dati a estimé que « c’est un truc d’État de droit, c’est grave : on a utilisé le patron du renseignement pour ’tuer’ un adversaire politique, enquêter sur ma vie privée, on a fait suivre ma petite fille ». L’ancienne ministre envisage désormais de saisir la justice sur cette affaire.
Interrogée sur le sujet au micro de France 3, Nathalie Kosciusko-Morizet a quant à elle déclaré ne pas se souvenir « précisément » des mots échangés avec Bernard Squarcini, certes dans « un contexte très particulier de la campagne » pour la mairie de Paris : « [l’ancien chef du renseignement] c’est juste un ami de [Jean] Tiberi connu comme tel et comme je le connais, je l’appelle. Quant au langage, chacun a son style ».
SMS à Hortefeux : « pas des menaces »
Mme Dati, qui s’est également exprimée sur le SMS envoyé en 2013 à Brice Hortefeux où elle le qualifiait de « facho », de « ministre [naze] de l’Intérieur » et d’‘espèce de voyou », a expliqué que « c’est ancien, ça correspond à une période de tension que j’avais effectivement, une très mauvaise période que je vivais à l’époque, entre Brice Hortefeux et d’autres, et moi ». Et d’avoir ajouté que « c’était pas des menaces, c’est une retranscription ».