Fin de vie : seulement un quart des Français meurent à leur domicile
Une enquête publiée en ce mercredi révèle que seul 25% des Français meurent chez eux, alors qu'il s'agit du lieu où une majorité souhaiterait terminer sa vie. La faute aux soins difficilement applicables à domicile et peu être aussi un manque de volonté politique.
Sophic Pennec, chercheure à l’Ined (Institut national d’études démographiques), s’est livrée avec son équipe à une enquête pour tenter de comprendre cette faible proportion de Français qui décèdent à domicile. Sur la question de la fin de vie, une majorité se prononce pourtant pour un décès chez soi.
On apprend ainsi que seuls 26% des Français meurent chez eux, que ce soit pour un décès soudain ou bien attendu. La proportion se réduit d’ailleurs à mesure que l’on traverse les États-Unis (24%), le Royaume-Uni (20%) et la Norvège (18%). Les responsables de cette enquête indiquent que le motif le plus souvent invoqué est une complexité des soins rendant une prise en charge à domicile quasi-impossible.
France, Norvège : une fin de vie se jouant principalement à l’extérieur
D’après ce que nous apprend l’enquête de l’Ined parue dans son bulletin mensuel « Population et Sociétés », 45% des personnes vivent chez elles quatre semaines avant leur décès, où cette proportion se réduit à 18%. La plupart du temps, on se rend à hôpital en s’attendant à y décéder (30%), et à l’inverse, le choix de passer le dernier mois de sa vie chez soi est finalement assez peu répandu (14%). Ils ne sont d’ailleurs que 2% à retrouver leur domicile après avoir quitté l’hôpital.
Des visites à l’hôpital quasi-assurées
Selon les auteurs de l’étude cités par l’AFP, « les médecins témoignent de la forte mobilisation de l’entourage familial de leurs patients en fin de vie. Quasiment toutes les personnes maintenues à domicile ou transférées à l’hôpital (96 %) ont reçu des visites au cours de leur dernière semaine d’existence ». Même si l’entourage se veut davantage présent lorsque le décès a lieu à domicile plutôt qu’à l’hôpital. Enfin, seules 5% des personnes en fin de vie quittent ce monde chez elles avec la seule présence de soignants.