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Uber Pop : les taxis menacent d’attaquer l’État

Actualité > Uber
Par Vincent Spartien,  publié le 22 avril 2015 à 2h40, modifié le 22 avril 2015 à 9h22.

Quelques semaines après un ultimatum, les chauffeurs de taxis menacent cette fois d'attaquer l’État pour complicité de travail illégal.

Ils ne décolèrent pas ! Les chauffeurs de taxi français veulent encore une fois que l’État français mette fin à l’application UberPOP proposée par Uber. Une application qui permet de mettre en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels. Une activité dans le viseur des chauffeurs de taxis qui dénoncent une concurrence déloyale, mais aussi sous le coup de la justice qui doit encore statuer sur la position de la société en France.

Avec un ultimatum adressé en début de mois, les taxis veulent passer la vitesse supérieure. Sentant que la situation n’avance pas, les syndicats de taxis menacent désormais l’État français pour « complicité d’organisation de travail illégal ».

« L’État ne fait pas son travail à nos yeux »

Interrogé par l’AFP, Karim Asnoun (CGT) estime que cette menace est nécessaire parce que l’État « ne fait pas son travail à nos yeux. Les chauffeurs de taxi en ont ras-le-bol de voir des textes de loi non appliqués. Ainsi on réfléchit à une procédure collective pour attaquer carrément l’État ».

L’État peut faire « faire 350, 500 ou 600 procédures, ce qu’on veut c’est que ça s’arrête et que l’exécutif sonne au Conseil constitutionnel et qu’il lui dise qu’il y a quand même urgence » conclut-il. Manuel Valls s’était en effet félicité il y a quelques semaines de 350 procédures à l’encontre de chauffeurs clandestins. Insuffisant pour les chauffeurs de taxi.

Uber essaye de gagner du temps

Déjà condamnée à 100.000 euros d’amende, Uber fait appel et continue de proposer son application mobile. Le 31 mars dernier, la cour d’appel de Paris a reporté sa décision concernant UberPOP, mais sans pour autant prononcer d’interdiction à titre conservatoire. Ayant le temps en sa faveur, Uber a entre-temps obtenu de la part du Conseil constitutionnel, la transmission de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), ce qui reporte les procédures à son encontre.

Le Récap
  • « L’État ne fait pas son travail à nos yeux »
  • Uber essaye de gagner du temps
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