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A Londres, l’immobilier de luxe pour blanchir l’argent

Économie > Immobilier > Londres
Par Jérôme Nelra,  publié le 4 mars 2015 à 14h00, modifié le 7 juillet 2015 à 13h16.

L'immobilier de luxe à Londres est devenu un refuge pour "l’argent volé du monde entier", selon un rapport de Transparency International.

Mercredi, l’association de lutte contre la corruption Transparency International publie un rapport dans lequel elle relève que Londres, et particulièrement le marché de l’immobilier de luxe, « devient un refuge pour l’argent volé du monde entier ».

Selon elle, pas moins de 40.725 propriétés de la capitale sont aux mains de sociétés sises dans des paradis fiscaux, et vectrices de blanchiment d’argent.

Londres, paradis du blanchiment d’argent ?

Transparency International a mené son enquête en tenant compte des chiffres du cadastre, le Land Registry, et fut aidée par la cellule anti-corruption de Scotland Yard.

Dans le marché de l’immobilier de luxe, cette façon de faire est devenue monnaie courante. Ainsi à Westminster, quartier qui concentre l’essentiel des institutions gouvernementales, plus de 9% des propriétés sont en possession d’entreprises offshore. Il en va de même pour les quartiers de la City (4,5%) et de Kensington et Chelsea (7,3%). Ces paradis fiscaux englobent aussi bien les Îles Vierges que Guernesey ou Jersey, Panama et l’île de Man.

Un montant de 180 millions de livres

Robert Barrington, directeur exécutif de Transparency International, déplore : « cette tendance est facilitée par une législation qui autorise de posséder une propriété à travers des sociétés offshore secrètes ». Si le montant total de ces propriétés suspectes se monte à 180 millions de livres, il ne pourrait pourtant s’agir « que de la partie émergée de l’iceberg », comme l’indique Jon Benton, directeur de la cellule spécialisée de Scotland Yard. Car les investigations, empêchées par le secret, sont bien difficiles à mener à terme, ou même à débuter.

Quoi qu’il en soit, l’association exhorte le premier Ministre David Cameron à accroître la transparence. Et ceci, afin d’éviter que la capitale londonienne, et plus largement la Grande-Bretagne, n’évolue définitivement vers un état de « destination privilégiée du blanchiment d’argent ». Cette situation, qui entraîne une forte augmentation du marché londonien, ne fait qu’accroître les difficultés de se loger. En mai, lors des élections législatives, ce problème sera au coeur du scrutin.

Le Récap
  • Londres, paradis du blanchiment d’argent ?
  • Un montant de 180 millions de livres
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