Moustique tigre : 2026, une année à surveiller face aux menaces de dengue, chikungunya et Zika

Image d'illustration. Moustique tigre en plein repas sur une peau humaineADN
Le moustique tigre, vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika, gagne du terrain en France. Les autorités sanitaires alertent sur une progression préoccupante de ces virus transmise par cet insecte, avec des risques accrus pour 2026.
Tl;dr
- Surveillance accrue des maladies transmises par moustiques en France.
- Moustique tigre désormais présent dans 83 départements.
- Prévention : éliminer eaux stagnantes, protection individuelle.
Une surveillance sanitaire renforcée face à la menace moustique
L’hexagone se prépare, dès le 1ᵉʳ mai, à une saison que les autorités jugent particulièrement à risque. La France est entrée dans une période de surveillance renforcée des maladies transmises par les moustiques. En ligne de mire : la dengue, le chikungunya, le virus Zika et celui du Nil occidental, dont la circulation gagne du terrain.
Bilan inquiétant en 2025 : nouveaux territoires touchés
À y regarder de près, l’année passée a marqué un tournant. Le nombre de cas autochtones de chikungunya recensés en métropole a atteint un record, avec 809 signalements. Selon Santé publique France, il s’agit là du plus fort taux enregistré depuis l’instauration de ce système de veille en 2006 : « C’est le nombre le plus important de cas et de transmissions autochtones identifiés depuis la mise en place de la surveillance renforcée ». Parallèlement, on relève aussi 30 cas locaux de dengue et 60 infections au virus du Nil occidental. Plusieurs régions jusque-là épargnées — notamment la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand-Est, la Nouvelle-Aquitaine, mais aussi l’Ile-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Normandie — ont signalé pour la première fois des cas autochtones.
L’expansion préoccupante du moustique tigre
Si l’on cherche un coupable désigné, le profil du moustique tigre (Aedes albopictus), aisément reconnaissable à ses rayures noires et blanches, inquiète particulièrement les experts. Introduit en métropole dès 2004, il a lentement colonisé l’Hexagone : il s’est désormais installé dans pas moins de 83 départements sur 96. Sa période d’activité, étendue de mai à novembre, contribue largement à la propagation des virus qu’il véhicule.
Mieux se protéger : gestes essentiels contre la prolifération
Face à cette expansion rapide, les recommandations insistent sur quelques réflexes simples. La multiplication du moustique tigre dépend directement des eaux stagnantes où il pond ses œufs. Aussi est-il conseillé de :
- Éliminer toute eau stagnante autour des habitations chaque semaine.
- Couvrir les récupérateurs d’eau et piscines avec un couvercle ou une moustiquaire.
- S’équiper : vêtements couvrants, répulsifs adaptés et installation de moustiquaires aux ouvertures.
Pour ceux qui voyagent vers des zones où ces maladies circulent activement — Amériques, Asie du Sud-Est ou Afrique notamment — une vigilance accrue est recommandée pendant et après le séjour : « protégez-vous des piqûres durant tout votre voyage, et restez attentif jusqu’à trois semaines après votre retour ».
La mobilisation reste donc entière pour freiner une dynamique épidémique qui ne cesse de gagner du terrain.