Bébé décédé à Angers : piste de l’asphyxie retenue, le lait contaminé écarté

Image d'illustration. Installation de chambre de bébé confortableADN
À Angers, l’enquête sur le décès d’un nourrisson s’oriente désormais vers une cause accidentelle. Les analyses ont écarté la piste d’un lait infantile contaminé, tandis que les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’une asphyxie.
Tl;dr
- Lait infantile écarté comme cause du décès à Angers.
- Hypothèse privilégiée : asphyxie involontaire lors du sommeil.
- Enquête toujours en cours, expertise toxicologique attendue.
Un drame familial sous enquête approfondie
Dans le dossier du décès tragique d’un nourrisson à Angers en décembre 2025, la piste initiale du lait infantile contaminé ne tient plus. C’est ce qu’a confirmé le parquet le 6 mai 2026, orientant désormais ses investigations vers une cause d’asphyxie involontaire.
La nuit des faits, la mère dormait dans le même lit que son bébé âgé de seulement 27 jours, détail crucial précisé par le procureur d’Angers, Eric Bouillard.
L’hypothèse toxique s’efface au profit d’un accident domestique
Si l’enfant avait consommé du lait de la marque Guigoz, un produit inclus dans les lots rappelés par son fabricant en raison de la présence de la toxine céréulide, les analyses menées n’ont pas établi de lien direct avec le décès.
« On écarte le lien entre le lait et le décès », a affirmé le procureur. Les experts ont relevé une asphyxie comme cause probable, tandis qu’une ultime expertise toxicologique reste attendue pour compléter ce tableau.
Crise des laits infantiles : rappels massifs et enquêtes multiples
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance sanitaire : dès janvier, l’attention s’était portée sur plusieurs boîtes suspectes après que la mère eut signalé aux enquêteurs l’utilisation d’un lot concerné. Quelques semaines plus tôt, des tests avaient bien révélé la présence de céréulide dans un biberon préparé pour l’enfant, mais là encore, impossible d’imputer formellement ce facteur au drame survenu.
À l’échelle internationale, l’affaire avait pris de l’ampleur avec les rappels successifs opérés par des industriels majeurs tels que Nestlé, bientôt rejoints par Danone, Lactalis, ou encore d’autres acteurs du secteur. Un ingrédient-clé pointé du doigt : une huile riche en acide arachidonique fournie par un sous-traitant chinois.
Sous le regard des autorités sanitaires et de la justice
Sur le territoire français, deux autres cas suspects avaient retenu l’attention des autorités sanitaires : aucun lien n’a finalement été démontré entre consommation de lait rappelé et décès chez les nourrissons concernés — notamment à Bordeaux où l’implication du lait a été officiellement exclue début mars.
Suite à une plainte portée par l’association Foodwatch ainsi que plusieurs familles concernées, cinq enquêtes ont été lancées fin janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris pour « mise en danger de la vie d’autrui », s’ajoutant à celles déjà menées localement. Pour autant, chaque piste est soigneusement évaluée avant toute prise de décision finale, tant les implications humaines sont lourdes pour toutes les familles impliquées.