Le réalisateur du film Call of Duty critique sévèrement les amateurs de jeux vidéo

Image d'illustration. Call of DutyActivision / PR-ADN
Peter Berg est rattrapé par des déclarations où il dénigrait fortement les joueurs.
Tl;dr
- Le film Call of Duty, prévu pour 2028, est porté par Peter Berg à la réalisation et Taylor Sheridan à l’écriture, dans un projet déjà très attendu mais controversé.
- La nomination de Peter Berg interroge en raison de ses prises de position passées très critiques envers les jeux vidéo et leurs joueurs.
- L’adaptation de Call of Duty au cinéma cristallise les doutes sur sa capacité à transformer la licence en véritable succès.
Un projet à haut risque pour Activision
L’adaptation cinématographique de Call of Duty avance, avec une sortie déjà annoncée pour le 30 juin 2028. Derrière la caméra, on retrouve Peter Berg, connu pour des films d’action tels que Lone Survivor et Deepwater Horizon. La présence de Taylor Sheridan, créateur de la série Yellowstone, au scénario, ajoute une touche d’expertise en écriture dramatique. Pourtant, ce choix de réalisateur suscite l’interrogation : pourquoi confier une licence aussi populaire à quelqu’un dont la relation avec l’univers vidéoludique semble si conflictuelle ?
Une vision radicale du jeu vidéo
Il y a quelques années, lors d’une interview donnée à Esquire, les propos tenus par Peter Berg sur les jeux vidéo de guerre se sont révélés sans équivoque. Selon lui : « Pathétique. Du courage depuis un clavier. Ça me répugne ». Le réalisateur affirmait même accorder une exception uniquement aux militaires en permission. Pour les plus jeunes ? « Non, pas question. » Cette position radicale allait plus loin encore lorsqu’il évoquait les joueurs passant plusieurs heures devant leur écran : « Quiconque passe des heures assis devant les jeux vidéo… c’est lâche. Allez dehors, faites quelque chose. »
Entre scepticisme et potentiel blockbuster
Ce dédain affiché contraste fortement avec l’attente autour du projet. Certes, Peter Berg possède un CV contrasté : s’il a signé des succès critiques comme Patriots Day, il est également derrière Battleship, considéré comme l’un des échecs commerciaux marquants de la décennie passée. Cela pose question alors que la franchise vidéoludique génère des revenus colossaux, bien supérieurs à ceux du box-office traditionnel.
On comprend dès lors pourquoi certains acteurs majeurs du secteur restent frileux à l’idée d’adapter leurs titres phares ; à titre d’exemple, Rockstar Games n’a jamais cédé pour un film Grand Theft Auto, jugeant le risque trop important.
L’éléphant dans la pièce : un réalisateur en décalage ?
Difficile d’ignorer cet antagonisme entre le matériau d’origine et son futur metteur en scène. La sélection de Peter Berg, alors qu’une figure comme Steven Spielberg s’était vu refuser la réalisation par Activision, ne manque pas de surprendre et alimente logiquement les discussions. Reste à voir si ces positions évolueront au fil du temps ou si cette adaptation sera perçue comme un simple prétexte pour réaliser un nouveau film de guerre à gros budget.
Pour l’heure, une chose est certaine : cette adaptation très attendue devra concilier attentes des fans et vision très personnelle de son réalisateur pour espérer convaincre au-delà du cercle habituel.