Emmanuel Macron contre-attaque face aux mises en garde de Patrick Pouyanné sur la pénurie

Image d'illustration. Longues files de voitures à la station serviceADN
Interrogé sur les inquiétudes exprimées par Patrick Pouyanné concernant une éventuelle pénurie d’essence, Emmanuel Macron a minimisé la gravité de la situation, estimant que ce risque était largement exagéré et critiquant indirectement le patron de TotalEnergies.
Tl;dr
- Macron écarte le risque de pénurie de carburant.
- Appel à éviter tout comportement de panique.
- Situation sous contrôle malgré les tensions géopolitiques.
Tensions au Moyen-Orient : la France reste vigilante
En pleine tourmente géopolitique au Moyen-Orient, la question d’une éventuelle pénurie de carburant en France suscite l’inquiétude. Pourtant, ce samedi 25 avril, Emmanuel Macron s’est voulu rassurant.
Face à la presse réunie à Athènes, le chef de l’État a affirmé que rien, pour l’heure, n’indiquait un risque immédiat pour l’approvisionnement en énergie dans l’Hexagone.
TotalEnergies lance l’alerte, Macron temporise
La veille, c’est le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui avait jeté un pavé dans la mare. Selon lui, si le blocage du détroit d’Ormuz devait durer « encore deux ou trois mois », la France serait confrontée à une véritable crise énergétique.
Une hypothèse que le président français a tenu à relativiser : « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a-t-il déclaré.
L’importance d’éviter la panique collective
Au-delà des projections alarmistes, c’est surtout la réaction des Français qui préoccupe le chef de l’État. Car pour lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ».
Autrement dit, céder à la peur ne ferait qu’accentuer les difficultés potentielles liées à la situation internationale.
Sous surveillance mais sans alarme immédiate
Pour l’instant, tout semble indiquer que « la situation est contrôlée », comme l’a rappelé avec insistance Emmanuel Macron. Même si les prix du carburant restent sensibles aux fluctuations mondiales et aux tensions persistantes autour du détroit stratégique d’Ormuz, aucune rupture d’approvisionnement n’est envisagée aujourd’hui selon l’exécutif.
Enfin, le président français plaide pour une « réouverture complète du détroit d’Ormuz, conforme au droit international et à la liberté de navigation », condition indispensable pour un retour progressif à une situation apaisée sur le marché énergétique.
À ce stade donc, prudence mais sérénité semblent être les maîtres-mots du gouvernement face aux incertitudes actuelles.